ats - le 20 novembre 2009, 17h22
"Nous nous associons aux revendications des étudiants selon lesquelles la mission des établissement d'enseignement supérieur ne doit pas se résumer à assumer la double fonction de former d'un côté à peu de frais un grand nombre d'individus 'employables sur le marché du travail' et par ailleurs de produire une toute petite élite de l''excellence'", affirme le texte, qui a réuni 87 signatures depuis son lancement.
La pétition exige "une large discussion publique" sur l'avenir des universités et exhorte les enseignants et les chercheurs à "s'investir" dans ce débat.
Des centaines d'étudiants ont protesté cette semaine - notament via des manifestations ou des occupations d'auditoires - dans les universités suisses contre la réforme de Bologne dans le cadre d'une semaine européenne intitulée "l'éducation n'est pas à vendre".
Le mouvement proteste contre la "scolarisation" des plans d'études et l'influence de l'économie privée - à travers son aide financière - sur le fonctionnement et les objectifs des hautes écoles.
Des préoccupations partagées par les signataires de la pétition. Ceux-ci se disent "convaincus que les questions soulevées par les étudiants sont de la plus grande importance pour l'avenir de l'enseignement supérieur". Selon eux, le mécontentement face à une "dégradation continue des conditions de travail" se répand aussi parmi les enseignants et les chercheurs.