Solidarité

Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /2009 18:14



• En novembre 2007 Régie Service 13 (13ème/14ème) et Régie Nord Littoral (15ème/16ème) reprennent le marché du nettoyage des foyers ADOMA (ex SONACOTRA) mais ne veulent pas reprendre les salariés.


• Immédiatement les salariés et leur syndicat CGT rencontrent les deux directions en les alertant et en leur demandant de reprendre les salariés : en vain !


• A partir de là, sans lettre de licenciement, sans préavis, du jour au lendemain, les salariés sont mis à la porte….et n’ont même pas droit au chômage !


27 décembre 2007 le conseil de prud’hommes condamne les régies et ADOMA à reprendre les salariés et à payer les salaires en retard : les employeurs multiplient les artifices pour retarder les procédures et ne pas appliquer le jugement !!


Mai 2008 nouvelle condamnation à 10 000€ de provision par salarié et nouveau refus !!


12 décembre 2008 nouvelle condamnation …et nouveau refus des régies d’appliquer le jugement !


• Entretemps sur une partie des foyers, Régie Nord s’est retirée. La CGT demande alors à la Régie Nord de payer ce qu’elle doit moyennant quoi les salariés arrêteront toute procédure contre elle : nouveau refus !


Régie Service 13 elle, a toujours refusé de discuter et pire, se rend complice d’ADOMA dans la violation du marché !


• Pour percevoir une petite partie de ce qui leur est du, les salariés n’ont pas d’autre solution que d’assigner les régies en redressement judiciaire à l’audience du 7 avril prochain.

La direction et le CA de Régie Nord (alors qu’ils avaient dit le contraire) préfèrent-ils fermer que de payer leurs dettes ?


Régie Service 13 prend elle ses ordres chez les plus réactionnaires des patrons de ce département ?

• Pensent ils que des salariés qui ont 16 ans d’ancienneté doivent accepter sans broncher de se laisser jeter à la rue ?


Les pouvoirs publics financeurs des régies et 1ers dirigeants d’ADOMA laissent faire et refusent d’intervenir


Chacun assumera ses responsabilités. Les salariés avec la CGT ne laisseront pas faire ce bal des hypocrites !

 

Pendant que le CG et l’Etat (pourtant premiers financeurs et décideurs des régies et d’ADOMA) se taisent, l’obstruction aux décisions de justice se poursuit au détriment des 40 salariés du nettoyage mis à la porte sans aucun justificatif ni droit depuis le 12 novembre 2007. 


Prochaine étape le 7 avril à 14h au TGI de Marseille avec l’audience de redressement judiciaire qui devrait permettre si la justice est… juste qu’enfin les salariés touchent 7 à 9 mois sur les 2 ans de salaires qui leur sont dus


Le protocole d’accord que nous avons proposé à Régie Nord le 10 mars 2009 et qui n’est que la formalisation de ce que nous avons proposé au lendemain du jugement de prud’hommes du 12 décembre 2008. (Pour mémoire Régie Nord est condamnée à réintégration des salariés et paiement des salaires du 12 novembre 2007 à aujourd’hui. Notre proposition tient compte du fait que la régie a quitté le marché le 1er septembre 2008 – ce que n’a pas fait le tribunal – et est donc toute à leur avantage !). Le refus des dirigeants de la régie est des plus significatifs…. Et tout ça au nom de l’insertion bien sûr !

 


Protocole d’accord entre Régie Nord littoral et les salariés

Bien qu’ils aient toujours dit et écrit que c’est la société ADOMA qui est la première responsable de la situation créée, les salariés signataires, prenant acte du jugement du 12 décembre 2008, énoncent les faits suivants :


Si la Régie effectue avant le 31 mars 2009 le paiement des sommes dues à chaque salarié pour la période du 12 novembre 2007 au 31 août 2008 (salaires, primes, avantages acquis et congés payés de la période tels que prévus dans la convention collective des entreprises de propreté et compte tenu des sommes déjà versées), les salariés soussignés s’engagent à ne rien réclamer d’autre à Régie Nord Littoral devant quelque juridiction que ce soit et à se désister de la procédure en redressement judiciaire venant à l’audience du 7 avril 2009.


Le détail des sommes dues est celui annexé au présent document.


La Régie s’engage quant à elle à ne pas réclamer plus avant le remboursement des sommes perçues au titre de l’astreinte.

Pour les dommages et intérêts et les sommes dues à partir du 1er septembre 2008, les salariés poursuivent leur action contre leurs autres contradicteurs à savoir ADOMA et PRONET.


En appel, dans l’hypothèse où ADOMA et/ou PRONET, comme le réclament les salariés, seraient condamnées à verser tout ou partie des salaires pour la période du 12 novembre 2007 au 31 août 2008, charge alors à Régie Nord de se faire rembourser par la ou les sociétés condamnées. A défaut, en tout état de cause, Régie Nord Littoral, s’engage à ne pas réclamer aux salariés les sommes versées tant qu’ils ne les ont pas effectivement perçues.






Marseille, le 24 mars 2006 Marseille, le 24 mars 2006 Marseille, le 24 mars 2006
Par cgtup - Publié dans : Solidarité
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Samedi 14 février 2009 6 14 /02 /2009 08:38
Le point sur le conflit avec J.M.Nomertin, secrétaire général de la CGTG

La Guadeloupe connaît depuis le 19 janvier 2009, un des plus longs conflits sociaux de son histoire par une grève générale.

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Jean Marie Nomertin, secrétaire général de la CGTG

La Martinique a emboité le pas depuis le 5 février. Un mot d’ordre de grève générale est lancé le 9 février en Guyane après avoir connu début décembre deux semaines de paralysie totale et de blocage du réseau routier... Nous avons fait le point sur ces conflits, les premières avancées et les blocages avec le secrétaire général de la CGTG, joint par téléphone, alors que les pouvoirs publics annonçaient le retour sur l’île d’Yves Jego, le secrétaire d’Etat.



Les racines du mécontentement

Si l’on ne peut juxtaposer des situations économiques, sociales, politiques, culturelles à l’identique pour tous les pays d’Outre-mer (notamment par l’Histoire et l’influence des continents auxquels ils se rattachent géographiquement), il n’en demeure pas moins des réalités semblables.

Réalités semblables que sont les inégalités encore plus accentuées sur ces territoires qu’en France, un accès plus limité aux services publics et aux logements, (avec l’existence de véritables bidonvilles) une fiscalité discriminatoire (avec la création de zones franches) et une quasi absence de développement industriel qui accroît la dépendance économique vis-à-vis de la France :
- d’où un chômage qui frappe plus de 25% de la population active de ces territoires (Martinique : 24,1% - Guadeloupe : 26,9% - Guyane : 28,5). Les taux de chômage des 15-24 ans y dépassent les 50% (60% en Guadeloupe),
- d’où un coût de la vie plus important qu’en France, (estimé à plus de 30%) avec un taux d’inflation souvent supérieur de 2 à 3 points à celui enregistré en métropole.
La plupart des produits manufacturés, énergétiques - voire alimentaires - sont souvent importés de France. Outre les coûts de fret, s’ajoute la taxe douanière sur les produits importés (dite "l’octroi de mer") en Guyane, Guadeloupe, Martinique et Réunion. Cette taxe constitue une ressource essentielle des communes pour les DOM, d’autant que celles -ci sont incapables de satisfaire aux besoins de leurs populations. Ces réalités du quotidien sont vécues dans les pays d’outre-mer comme une exception aux lois de la République Française. Autant d’exceptions qui constituent pourtant la règle ; tant sur plan fiscal, qu’éducatif, statutaire ou social. L’outre-mer reste indéfini dans la République et l’éternel parent pauvre de la France. Mises sous tutelle par un Etat plus guichetier que solidaire, ces collectivités n’ont guère eu le choix que de subir les déclinaisons locales d’une politique nationale peu adaptée à leurs besoins si ce n’est au coup par coup et souvent de façon conjoncturelle, notamment dans le domaine agricole ou pour l’emploi. 


Leur économie entièrement dominée par des figures parisiennes ou étrangères n’est pas un facteur de croissance, dès lors que la richesse qui en émane n’est pas redistribuée ou réinvestie. Au final, ces régions sont plus administrées depuis Paris que gouvernées localement selon le principe d’autonomie des collectivités locales. Une gestion disqualifiée qui oscille entre abandon et ingérence intéressée, faute de les accompagner dans un développement durable et autosuffisant. Il en ressort que des manifestations de mécontentement contre une certaine logique « néocoloniale » continuent d’alimenter les débats publics sur le rapport entre la France et ses territoires. Débats qui traversent – et pour cause ! - largement les organisations syndicales de ces territoires au point d’en faire une priorité revendicative en Nouvelle Calédonie (USTKE) ou en Guyane (UTG).

La situation actuelle

48 organisations (syndicales, politiques, associatives) se sont regroupées dans une alliance (LKP : Rassemblement contre l’exploitation). Enracinement populaire d’autant que la population dans son ensemble soutient ce mouvement, répondant massivement aux manifestations. Cette alliance a exigé de discuter avec tout ceux qui représentent tout ou partie du pouvoir économique, social et politique sur le territoire (Medef et pme, Etat, Conseil régional et général.

Des revendications sociales contre la vie chère

Les revendications portent sur la lutte « contre la vie chère »
- le relèvement « immédiat » de 200€ des plus bas salaires, des retraites et des minimas sociaux.
- le gel des loyers pour une durée indéterminée et l’annulation de l’augmentation prévue en 2009.
- l’opposition à tout licenciement et l’ouverture des négociations par branches ou entreprises
- la réhabilitation et l’indemnisation des transporteurs qualifiés de « clandestins »
- L’indemnisation des victimes professionnelles et civiles du chlordécone. (pesticide utilisé dans les bananeraies)
- le maintien et l’aménagement du foncier dans le secteur agricole. Pour la pêche, la suppression de certaines taxes et la révisions des coûts des intrants.
- un moratoire de quatre ans est demandé sur la suppression de postes dans l’éducation nationale avec la titularisation des contractuels et des contrats aidés.
- plus de transparence sur la formation des prix et une diminution de 50 centimes sur les prix du carburant, une baisse du prix de l’eau, une baisse sur le prix des communications et une autre sur celui des transports collectifs. Le départ précipité du Ministres des DOM-TOM a laissé les organisations syndicales circonspectes sur un projet d’accord.

En MartiniqueLa population martiniquaise a suivi avec beaucoup d’attention le conflit

En Guadeloupe. Réunis dans un collectif dit du « 5 février, », la grève générale lancée par les syndicats martiniquais porte sur des revendications identiques à celles des camarades de Guadeloupe (avec une « augmentation de 300 € pour tous) La première séance de négociations a essentiellement porté sur la question des "prix des produits alimentaires et des services" et plus largement sur la question des coûts. Si les négociateurs sont tombés d’accord sur la réalité de la cherté de la vie, les discussions ont vite achoppé sur l’exigence formulée par le collectif "d’une baisse immédiate des prix de 30%", Les négociations devraient reprendre ce jour.

En Guyane, le collectif "Contre la vie chère", l’une des organisations à l’origine du mouvement pour la baisse des prix des carburants fin 2008, a annoncé son intention de se joindre aux mobilisations lancées par les syndicats ce jour.

 

PETITION


Afin de soutenir les revendications des départements de l'Outre-mer contre la vie chère, une pétition est disponible à l'adresse suivante

http://www.mesopinions.com/detail-petition.php?ID_PETITION=202594ab9a7be4b2bf267d3b948954a3

Merci de votre appui

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