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Lundi 10 janvier 2011 1 10 /01 /Jan /2011 12:29

http://etasoeurvousdittout.files.wordpress.com/2010/09/service_public.jpg  Ça ne peut plus durer !

Depuis des années l’Etat se désengage de ses missions fondamentales et contraint dans son sillage les autres collectivités publiques à faire de même.

Le résultat est là : des services hospitaliers aux écoles, en passant par pôle emploi ou encore les tribunaux, partout la litanie est la même : files d’attente, services surchargés, décisions renvoyées aux calendes grecques, usagers exaspérés et parfois même désespérés, personnels au bord de la rupture !

Les politiques de démantèlement des services publics au travers notamment de la Révision Générale des Politiques Publiques, rendent difficiles voire dangereuses les conditions de travail et de vie de chaque salarié, de leur famille. L’épisode des intempéries l’a démontré, mais les exemples peuvent être multipliés. On ne supprime pas impunément des lits dans les hôpitaux, des postes d’enseignants, ou des salles d’audience. Derrière les chiffres, il y a des patients en attente de soins, des élèves en incapacité d’étudier correctement dans des classes surchargées ou des citoyens attendant des mois voir des années que justice leur soit rendue !

Une société évoluée se reconnait aussi à sa manière de prendre en charge les personnes les plus fragilisées. Est-ce encore le cas aujourd’hui en France quand les plus fragiles, handicapés, jeunes enfants, personnes âgées, se voient dénier les droits les plus élémentaires ?

Les coupes sombres dans les budgets, les réformes tous azimut, ont pour effet de fragiliser encore plus le tissu social. Au nom de l’orthodoxie comptable, on supprime missions et service sans évaluer les conséquences pour les salariés et le coût social pour les usagers ; la suppression des exonérations des particuliers employeurs, par exemple, va constituer un véritable plan social pour les salarié-es de ces secteurs, majoritairement des femmes. Elle va aussi contraindre de nombreuses personnes à renoncer à tous soins ou accompagnements. Faire preuve de responsabilité, avoir une vision politique c’est mesurer les conséquences de ses décisions et imaginer immédiatement d’autres systèmes pour qu’il n’y ait pas de rupture.

Cette situation n’est pas digne d’un pays développé ! Comment peut-on croire un seul instant que le développement peut se faire si les citoyens, salariés ou non, vivent dans l’insécurité sociale ?

Au-delà des conséquences sociales, cette conception étriquée de l’intervention publique est aussi un non sens économique :

- D’abord parce que, n’en déplaise aux tenants de la pensée unique, les services publics font partie de l’économie qui ne se résume pas aux grands groupes ! De très nombreux autres acteurs interviennent, souvent de façon déterminante en territoire, c’est le cas des associations et de l’économie sociale et solidaire. Toutes deux sont menacées de ne plus pouvoir fonctionner faute de moyens financiers suffisants (particulièrement en raison de la réforme des collectivités territoriales et de ses conséquences financières) ;

- Ensuite, parce que le lien entre économie et Service Public, maintes fois démontré, exige une vision politique d’ensemble, indispensable à un développement pérenne. En lieu et place les maîtres mots de l’action gouvernementale sont court-termisme et improvisation !

Il faut stopper cette spirale infernale !

C’est parce que nous militons pour un progrès social profitable à toutes et tous, que les services publics font partie de nos revendications majeures. Le Service Public n’est ni un concept, ni l’héritage d’un passé … dépassé ! Il est le mode d’organisation que les sociétés ont choisi depuis toujours pour s’organiser collectivement, dans la recherche du bien être, de l’intérêt de tous ; bref, pour assurer la cohésion sociale.

Garantir le Vivre ensemble, l’égal accès de tous aux services publics, les droits de tous, c’est cela être une société développée ! C’est souhaitable mais c’est surtout possible ! Il suffit pour cela que l’action publique et ses financements tournent définitivement le dos à ses orientations actuelles ! L’intervention publique doit servir à répondre aux besoins sociaux et au développement humain durable et non servir les intérêts d’une minorité !

Solennellement, nous appelons à une campagne de promotion et d’amélioration du Service Public, vecteur essentiel du développement humain durable.


Montreuil, le 7 janvier 2010

Par cgtup - Publié dans : Service public
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Lundi 13 décembre 2010 1 13 /12 /Déc /2010 13:20

 

http://exclusive.free.fr/modules/coppermine/albums/userpics/ParisSousLaNeige/normal_2005-02-23%20Paris%20sous%20la%20neige%20019%20(Medium).jpg La gestion par le gouvernement de l’épisode neigeux qui a paralysé l’Ile de France mercredi et jeudi est à l’image de sa conception de l’ensemble des services publics : calamiteuse et irresponsable ! De sous estimation de la situation en recherche de bouc émissaire, les déclarations gouvernementales démontrent une fois de plus le manque de vision concernant ce que doit être un Service Public.


Livrer à la vindicte populaire les services de Météo France en les accusant de s’être trompé dans les prévisions est proprement scandaleux : d’abord parce c’est un mensonge, ensuite parce que les agents de Météo France se battent depuis maintenant plusieurs années pour que leurs missions ne soient pas abandonnées, particulièrement les services de proximité qui ont fait la preuve de leur efficacité d’ailleurs reconnue et appréciée par les collectivités locales dans la période.


Pour la Cgt, le gouvernement doit prendre la mesure des enjeux : de tempêtes en inondations, de chute de neige en glissement de terrain, la multiplication des « évènements extrêmes » liée au changement climatique nécessite une organisation et des moyens alloués aux services publics permettant de remplir leur rôle et d’éviter ce type de paralysie, lourde de conséquences pour les salariés et l’ensemble de l’économie.


Comme la Cgt ne cesse de l’affirmer, les politiques de démantèlement des services publics au travers notamment de la Révision Générale des Politiques Publiques, rendent difficiles voire dangereuses les conditions de travail et de vie de chaque salarié, de leur famille.

A quoi a-t-on assisté mercredi ? Des routes impraticables faute d’engins en capacité de les déblayées, des services hospitaliers engorgés faute de moyens suffisants, des transports en commun submergés et eux même empêchés de fonctionner, des forces de l’ordre incapables d’intervenir correctement faute d’effectifs …


A l’inverse, les agents publics, quels qu’ils soient, ont fait preuve d’une responsabilité et d’une réactivité exceptionnelle ! Dans les crèches, dans les écoles, dans les collectivités, ils se sont organisés pour éviter des situations dramatiques. Cet investissement sera-t-il toujours possible demain quand les services fonctionneront à effectifs réduits ou quand les collectivités territoriales seront obligées de renoncer à toute intervention par défaut de financement ou limitation des compétences comme le laisse craindre la réforme des collectivités territoriales ? Est il juste que l’intérêt, la sécurité de tous repose sur l’engagement et la bonne volonté d’agents, pourtant souvent dépeints comme d’horribles nantis ? Combien de crises faudra t-il pour que l’on convienne enfin de l’absurdité et de la dangerosité de toutes ces réformes ?


Pour la Cgt, il est temps au contraire de prendre la mesure des besoins pour chaque salarié, chaque citoyen, l’économie toute entière : investir dans un Service Public de qualité, c’est crée les conditions d’un développement équilibré, harmonieux, bref humain et durable ! Cela nécessite aussi une réforme des financements publics et de la fiscalité, au service du progrès social.


Montreuil le 10 décembre 2010

Par cgtup - Publié dans : Service public
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Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /Mars /2009 17:23

Le 16 mars à Dijon, la sixième coordination nationale, à trois jours de la grande journée interprofessionnel du 19 mars, devra aborder cet enjeu majeur pour tirer le meilleur bénéfice possible de plus de deux mois de mobilisations : à quelles conditions des négociations avec le gouvernement peuvent-elles avoir lieu et être légitimes aux yeux du mouvement universitaire ?

Cette proposition de motion n°1 tient compte des nombreux obstacles apparus vendredi 6 mars, elle précise les conditions de principe de telles négociations dans le cadre d’Etats Généraux de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et elle laisse ouverte (notamment à d’éventuels amendements) d’autres conditions relatives à l’organisation et à la participation à ces Etats Généraux.

Dès aujourd’hui chacun peut apporter son soutien individuel ou collectif à cette proposition en la signant en ligne à cette adresse : Elle sera transmise au Comité d’organisation à Dijon de la sixième coordination nationale à la date échéance de réception des propositions de motion que fixera ce comité et restera en ligne jusqu’à dimanche 15 mars minuit.


Proposition de motion n°1 à la Coordination nationale des universités le 16 mars 2009 à Dijon :
"Pour des Etats généraux de l’enseignement supérieur et de la recherche"

La Coordination Nationale des Universités, réunie ce lundi 16 mars à l’Université de Dijon, constate qu’à ce jour les revendications du mouvement universitaire n’ont pas été satisfaites. Elle rappelle que l’ensemble des fondements idéologiques de la loi LRU et du « Pacte pour la Recherche », révélés par leurs décrets d’application, sont aujourd’hui remis en cause et doivent être reconsidérés de manière globale pour reconstruire le système universitaire. Elle dénonce les tentatives du gouvernement de camoufler aux yeux de l’opinion publique, par des manœuvres dilatoires et des réécritures à l’identique avec quelques organisations minoritaires dans ce mouvement, la réalité d’une idéologie si contraire aux intérêts du pays qu’elle ne peut supporter l’ouverture de consultations et de négociations réelles, ouvertes et globales.

En conséquence, la Coordination Nationale des Universités maintient le mot d’ordre de grève reconductible, totale et illimitée lancé le 22 janvier : « L’Université et la Recherche s’arrêtent » et ce jusqu’à l’ouverture d’Etats Généraux de l’Enseignement supérieur et de la Recherche intégrant l’ensemble des composantes de l’enseignement supérieur et de la recherche et l’ensemble des questions soulevées par les mobilisations des dernières semaines.

Ces Etats Généraux de l’Enseignement supérieur et de la Recherche devront durer autant de jours que nécessaires jusqu’à épuisement des questions suivantes à traiter :
A/ La formation et le recrutement des enseignants des premier et deuxième degrés ;
B/ L’organisation interne des universités ;
C/ Les conditions matérielles de la vie étudiante ;
D/ Les statuts, emplois et conditions de travail des personnels BIATOSS de l’enseignement supérieur ;
E/ La recherche, le revitalisation des grands organismes, les moyens et l’emploi ;
F/ Les statuts, emplois et conditions de travail des enseignants et/ou chercheurs de l’enseignement supérieur.

La Coordination Nationale des Universités sera représentée à ces Etats Généraux par une Délégation n’ayant pas d’autres mandat que d’y présenter les motions votées et de rendre compte du déroulement et des résultats des discussions. Elle appelle la "coordination sur la Formation des Enseignants", la "coordination nationale des étudiants" et le "rassemblement national des délégués de laboratoires" à envoyer chacune une délégation similaire. Elle demande en outre que chaque organisation engagée dans le mouvement universitaire de l’hiver 2009 et ne participant par ailleurs à aucune autre négociation avec le gouvernement soit représentée, notamment :
- Fédération Syndicale Unitaire (FSU)
- Confédération Générale du Travail (CGT)
- Solidaires (autres qu’étudiants)
- Sauvons la recherche (SLR)
- Sauvons l’université (SLU)
- Collectif de défense de l’université (CDU)
- Collectif Pour l’Abolition de la Précarité dans l’Enseignement supérieur, la Recherche et Ailleurs (PAPERA)
- Confédération des Jeunes Chercheurs (CJC)
- SUD-Etudiants
- Union Nationale des Etudiants de France (UNEF)
... ainsi que toutes les confédérations syndicales (CFDT, UNSA, FO, Autonomes) qui manifesteraient leur volonté de rejoindre cette démarche sans autre négociation parallèle.


Les autres conditions matérielles d’organisation du débat seront fixées par concertation entre le gouvernement et l’intersyndicale, dans le respect de ce qui précède. Le gouvernement conduira les débats, en tenant compte de l’avis majoritaire exprimé au sein de cet ensemble de délégués. La Coordination Nationale des Universités ne suspendra le mot d’ordre de grève et de manifestations qu’à compter du premier jour d’ouverture des États Généraux et jusqu’à réception des conclusions tirées par le gouvernement ; elle reconsidèrera alors cette suspension du mouvement, à réception de ces conclusions, en jugeant de leur validité et des garanties apportées par le gouvernement quant à leur futur respect.


Faute de répondre à cette proposition constructive, le gouvernement portera seul la responsabilité d’un prolongement illimité du mouvement universitaire, de la perte définitive d’un semestre universitaire et des radicalisations en cours de gestation

Si vous ête pour ces Etats Généraux, signez la pétition
Par cgtup - Publié dans : Service public
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