Samedi 9 janvier 2010
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COMMUNIQUE DE PRESSE
Voeux de Nicolas Sarkozy à l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche
Comme chaque année, le Président de la République adressera ses voeux aux personnels de l’éducation, de l’enseignement
supérieur et de la recherche.
Que doit-on en attendre après ceux insipides adressés à la Nation au soir du 31 décembre ?
Un écran de fumée sans aucun doute destiné à masquer la véritable rupture entre les politiques menées en ces domaines les personnels et les usagers.
Ainsi en va-t-il de la réorganisation de l’école (évaluations, Rased…), des réformes du lycée, de la formation des maîtres, de l’absence réelle de reconnaissance du métier d’enseignant à travers
le volet salarial notamment proposée par « le nouveau pacte de carrière ».
Ainsi en va-t-il des restructurations de la carte universitaire redessinée autour de Pôles de Recherche et d’Enseignement Supérieur au détriment des plus petits établissements, de l’éclatement du
Cnrs, de l’Inserm en instituts, de l’Inra absorbé dans le « consortium » conduisant la recherche publique à un pilotage orienté massivement vers le court terme, y compris en matière d’innovation,
à un asservissement aux industriels grâce au financement par les agences.
Au-delà de ces champs, c’est l’ensemble du service public d’éducation et de formation, voir la poursuite du démantèlement des Greta, de l’Afpa, du Cnam, qui est sacrifié par dilution dans les
secteurs dits concurrentiels et marchands, c’est l’ensemble du service public culturel qui est balayé par le démantèlement du ministère de la Culture, la baisse des subventions aux opérateurs
culturels au nom de la révision générale des politiques publiques.
Tout ceci s’ajoute aux suppressions massives de postes, 34 000 emplois dans la fonction publique de l’Etat dont 16 000 à l’Education Nationale.
Tout ceci s’accompagne de la remise en cause concrète, rapide, des statuts ainsi que des garanties collectives de tous les personnels.
La crise économique et sociale appelle à penser l’évolution des services publics comme réponse aux besoins de notre société, aux besoins de la population. Or, le gouvernement s’obstine Ã
poursuivre sa politique de démantèlement des services publics, à poursuivre sa politique aveugle de suppression d’emplois publics.
Pour toutes ces raisons et comme l’an passé, la Ferc-Cgt décline l’invitation de Nicolas Sarkozy. C’est dans la rue le 21 janvier prochain qu’elle portera ses voeux pour imposer d’autres choix
politiques au gouvernement et au patronat en faveur de l’emploi stable dans le privé et le public, des garanties statutaires et / ou collectives, de l’augmentation des salaires et des pensions,
du développement des politiques publiques pour répondre aux besoins de la population et non aux exigences des actionnaires !
Montreuil, le 7 janvier 2010