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Lors de ses voeux à la Nation, le président de la République a annoncé que « le pouvoir d’achat a continué à progresser pendant la crise ». Cette affirmation est très loin de ce que vivent au quotidien des millions de retraités. En effet, depuis plusieurs années, notamment depuis 1993, les retraités subissent une baisse continue de leur pouvoir d’achat.
CE QUE LES RETRAITES VIVENT
En 2008, une revalorisation moyenne des pensions de 1,36% pour une inflation de 2,8%.
En 2009, le report d’augmentation au 1er avril a entraîné une revalorisation réelle de seulement 0,75% sur
l’année.
A cela, il convient d’ajouter différentes augmentations sur les dépenses de santé et d’alimentation, les assurances, les mutuelles, l’électricité…
Pour 2010, l’augmentation serait de 1,2%. Ceci sans aucune garantie car les retraités, selon l’évolution du coût de la vie, « pourraient avoir touché un trop perçu » en 2009, qui viendrait en déduction !
Les chiffres situent une moyenne des pensions à 1 212€ (source DRESS - décembre 2008), soit 1 598€ pour les hommes, 990€ pour les femmes.
Mais sur les 14 millions de retraités, 4 millions perçoivent le minimum contributif (579,85€ en 2008 plus la retraite complémentaire autour de 100 euros) et plus de 5 millions entre 800 et 1 000€.
La situation des femmes est particulièrement difficile, 64% perçoit moins de 900€ par mois, une sur trois moins de 700€.
DES CADEAUX POUR LES RICHES ET LES ACTIONNAIRES
Les mesures prises par le président de la République accentuent et développent la pauvreté et rendent les riches encore plus riches.
Le patronat a droit à des cadeaux royaux, l’impôt sur les sociétés cotées au CAC 40 est de 8% au lieu de 34,4% inscrit dans la loi.
La Bourse a augmenté de 24% en 6 mois, les fonds spéculatifs ont progressé de 19%, la liste est longue.
Les exonérations de cotisations sociales pour les entreprises représentent 30,7 milliards d’euros sans avoir créé le moindre emploi.
Les Etats mobilisent des centaines de milliards d’euros pour juguler la crise. Ce sont les contribuables qui paient pour sauver les banques.
CE QUE LES RETRAITES VEULENT
On le voit bien, de l’argent il y en a pour satisfaire les revendications des retraités. Au moment où la question du
droit à la retraite et de son financement est posée, agir pour l’augmentation des pensions c’est aussi participer à la défense du système par répartition.
C’est s’opposer à la baisse programmée des pensions qui pourrait détourner les jeunes de notre système solidaire.
Les retraités ne sont pas un coût, ils sont un des moteurs du développement de la société et, comme tels, revendiquent les moyens de vivre dignement, comme citoyen à part entière, avec un pouvoir d’achat préservé. Les revendications des retraités font partie des solutions pour gagner une société de progrès social, de développement durable, plus solidaire : une société pour tous les âges.
Ils ne sont pas responsables de la crise comme on voudrait nous le faire croire.
Ils exigent :
Une augmentation immédiate d’au moins 300€ du montant total des retraites, en terme de
rattrapage.
La fixation du minimum de retraite au niveau du SMIC.
Le retour à l’indexation des pensions et retraites sur l’évolution du salaire
moyen.
Le relèvement de la pension de réversion à 75% de la retraite initiale.
La revalorisation annuelle des pensions au 1er janvier.
Les retraités ont les moyens de se faire entendre :
En signant la pétition et en agissant massivement le 24 février 2010.
En prenant des initiatives auprès des préfets, des députés et des représentants du
patronat pour exiger une réelle revalorisation des pensions.
Lundi 15 février 2010