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Suite à la parution d'une note d'analyse sur le site internet du Centre d'analyse stratégique, voici une synthèse sur les solutions pour augmenter le nombre de diplômés dans l'enseignement supérieur.
La France à travers la loi d'orientation et de programme pour l'avenir de l’école, s'est fixée comme objectif en 2005 d'atteindre 50 % de diplômés du supérieur dans une génération. Ceci dans le but de répondre au besoin croissant d’une main-d’œuvre plus qualifiée. Pour cela les efforts doivent être accentués concernant la réussite des étudiants, surtout au niveau Licence à l'Université. Car, alors que les taux de réussite au baccalauréat sont désormais élevés, les taux de poursuite dans le supérieur est faible et le taux d’échec reste important. Les établissements d’enseignement supérieur doivent relever deux défis : augmenter la proportion de diplômés du supérieur et améliorer leur insertion professionnelle. Dans sa note d'analyse n°260 parue le 24 janvier sur le site internet du Centre d'analyse stratégique, Mohamed Harfi donne 5 propositions visant à aider le gouvernement à relever ces deux défis.
Développer les formations professionnelles à l’université
Afin de répondre à l'objectif du gouvernement d'augmenter l'insertion professionnelle des diplômés, Mohamed Harfi préconise de développer les formations professionnelles à l'université. Bien qu'elles soient d'un coût important, elles garantissent une bonne insertion professionnelle. Pour qu'il soit effectif, ce développement doit se faire de façon rationnelle. Il n'est pas question de multiplier les spécialités, bien au contraire puisqu'il est question de les limiter et les réduire selon les domaines de formation. Ceci se fera selon une évaluation des performances des formations. Étant donné que les Masters, DUT et Licences professionnelles sont les formations qui garantissent la meilleure insertion professionnelle, l'accent sera porté sur la création de ces diplômes.
Renforcer la coordination des formations professionnelles post-bac
La note d'analyse préconise, au niveau régional, de permettre aux présidents d’université d’être membres des Comités de coordination régionaux de l’emploi et de la formation professionnelle (CCREFP). La construction de l’offre de formation à l’Université s’appuierait alors davantage sur les analyses, notamment prospectives, de l’emploi et des métiers au niveau national et régional. Elle indique également qu'au niveau national, la Conférence des présidents d’université (CPU) devrait siéger au Conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie (CNFPTLV). Ceci en vue de rapprocher les universités des instances de la formation professionnelle.
Assouplir le processus d’habilitation des diplômes
Il est important, pour une meilleure réactivité des universités aux évolutions du marché du travail, de leur permettre de créer, à leur initiative, des diplômes nationaux de formation professionnelle. Ceci sous réserve de l’accord du ministère et dans le cadre du contrat État-établissement. Cette habilitation à créer des diplômes nationaux concernerait les formations professionnelles financées sur ressources propres de l’université ou en partenariat avec d’autres établissements d’enseignement supérieur.
Développer l’apprentissage dans le supérieur
L'apprentissage doit être développer dans l'enseignement supérieur et ce même dans les filières générales. Pour l’étudiant, l'apprentissage présente trois avantages : maintenir le lien avec la formation, bénéficier d’une expérience pratique ; enfin, du fait du double statut, faciliter le cumul bourse d’études et salaire d’apprentis. Grâce à ces caractéristique, il augmenterait ses chances de réussite. De plus il aurait la possibilité de valider par apprentissage la dernière année d’un diplôme de formation générale, dont la période de travail en entreprise serait majoritaire (80 % au maximum). Un label « période d’apprentissage » serait accordé aux périodes de stages inférieures à deux mois si celles-ci étaient rémunérées. Ce label inclurait les stages en « équivalent temps plein », par rapport à la durée de référence, dans le calcul du seuil des apprentis, mais dans la limite d’un seuil (un point de pourcentage du seuil des apprentis, par exemple).
Valoriser les périodes de travail des étudiants
32 % des jeunes des pays de l’OCDE cumulent études et emploi. En France, bien qu’il ait doublé en 20 ans chez les 15-29 ans scolarisés, le cumul emploi-études ne concerne aujourd’hui que 15 % d’entre eux, avec des écarts importants selon l’âge (8 % avant 20 ans, et un jeune sur quatre entre 20 et 24 ans). De plus, seul un tiers des emplois occupés par les étudiants du supérieur sont en lien avec les études. Les étudiants qui cumulent emploi et études (hors apprentissage et stage intégré aux études) ou qui occupent des emplois durant l’été devraient voir ces périodes de travail davantage valorisées. Sous réserve de l’avis favorable de l’établissement sur leur compatibilité avec le cursus, voire de la préparation d’un mémoire comme c’est le cas pour les stages, ces périodes pourraient être validées, notamment comme périodes de stage, et compter pour l’obtention du diplôme.
Pour lire la note d'analyse dans son ensemble, consultez le lien internet ci-dessous.
Note d'analyse 260 - L'enseignement professionnel initial dans le supérieur