Partager l'article ! Déclaration intersyndicale lue aux 3 CA le 10/12/2010: Le 10 décembre dernier, les 3 conseils d'administration des 3 universités se sont réun ...

CGT
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mardi de
8h30à 12h30
Le 10 décembre dernier, les 3 conseils d'administration des 3 universités se sont réunis à 16 h 30 pour voter les statuts de la prochaine université "mastodonte" unique. C'est par un vote global de 61 pour et 26 contre que ces statuts ont été adoptés. Le vote au CA de notre université a été serré 17 pour 14 contre, il est respectivement de 24 pour contre 6 à UII et de 19 pour, 6 contre, 1 abstention à UIII.
Il y a un an à 8 jours près (le 18 décembre 2009) que le texte fondateur avait été adopté (Université de Provence UI (16 contre 13), massif à l’Université de la Méditerranée UII (25 contre 5) et écrasant à l’Université Paul Cézanne UIII (24 contre 1 avec 3 abstentions). Nous pouvons constater que sur une année, les voix contre sont en augmentation (+ 7 voix) et que le Président Caverni a fait jouer son vote.
Déclaration commune
CA du 10 décembre 2010
En préambule nous tenons à préciser que la fusion des universités d’Aix-Marseille qui nous est proposée est une décision politique des présidents et des gouvernances des trois universités. Cette décision s'inscrit dans le cadre de la politique gouvernementale qui, en s'appuyant sur la loi LRU et les compétences élargies, introduit une concurrence acharnée entre les établissements et contribue au démantèlement du service public. Nous continuons à revendiquer l'abrogation de cette loi mais, même dans ce cadre législatif, une autre construction plus respectueuse de la démocratie est possible.
Par ailleurs, le gigantisme de la future université (70 000 étudiants, 10 000 personnels) ne garantit en rien des améliorations en matière de formation, d'études, de conditions de travail, ou de perspectives de carrière pour les personnels. Au contraire, à travers une centralisation et des réorganisations de services (au nom de la mutualisation), elle peut être source de suppressions d’emplois et de redéploiements de postes de titulaires, la mobilité imposée pouvant être alors un des moyens employés dans cette restructuration. C'est pourquoi nous continuerons à nous opposer à la philosophie libérale qui guide le projet présenté jusqu'ici, et encore aujourd'hui, à travers le texte des statuts qui nous est soumis.
Ces statuts ne font qu'exprimer le contenu du texte fondateur que nous dénoncions voici déjà un an :
O la multiplication d'instances composées de membres nommés éloigne les lieux de décision des membres et des usagers de l'université ;
O la mise en place d'instances d'aide au pilotage, sous la seule autorité du président qui en nomme tous les membres – directement ou indirectement – traduit la volonté affichée de suivre l'avis de comités composés de personnes nommées, plutôt que celui d'instances composées d'élus (conseil d'UFR, CS, CEVU, CA) ou représentatives (comme le CTP, le CHS, ou la CPE) ;
O les pôles de recherche, associés au directoire de la recherche, et tels qu'ils sont présentés ici, concentrent le pouvoir aux mains de la direction, assistée en cela de quelques experts nommés, empêchant, de fait, les prises de décisions collectives au sein des différents conseils ;
O enfin, la manière dont sont pensés les pôles de recherche, les secteurs et les directoires (recherche d'un côté, formation de l'autre) confirment nos craintes d'une rupture du lien formation-recherche au niveau L.
Au contraire, nous continuons à vouloir construire une université dans laquelle :
O le rôle des conseils élus, que ce soit au niveau des composantes ou au niveau central, soit renforcé ;
O les commissions soient constituées à partir d'élus, avec des règles et une composition discutées dans les conseils auxquelles elles sont rattachées ;
O l'information soit également partagée ;
O les étudiants ne soient pas des clients mais participent au fonctionnement et à la vie de l'établissement notamment en facilitant leur présence dans toutes les instances ;
O l'un des objectifs soit de faciliter l'accès du plus grand nombre possible d'étudiants à une formation de qualité, en leur offrant des frais de scolarité faibles et en leur garantissant tous leurs droits ;
O tous les secteurs de recherche, qui font la richesse de nos universités, puissent se développer sans être soumis à un pilotage sélectif et autoritaire.
Ainsi nous voulons construire une université démocratique, avec toute la communauté universitaire ; une université qui combatte la précarité, propose des parcours sécurisés d'emplois et de formations, et prenne en compte l'avenir de tous ses membres, à travers des instances de dialogue social renforcées.
Nous appelons solennellement tous les membres de ce CA, tous nos collègues enseignants, enseignants-chercheurs, chercheurs, personnels BIATOSS, étudiants, à dire NON à ce texte et à nous rejoindre pour construire ensemble cette autre université.
Nous voulons enfin dire haut et fort aujourd'hui qu'un tel projet d'université pour Aix-Marseille est possible, que nous en serons les porteurs pour les prochaines élections de 2012.
FSU : SNESUP, SNCS, SNASUB ; CGT : FERCSup-SNTRS ; SUD : Etudiants, Educ 13, Recherche ; FO : SNPREES ; UNEF ; SLU ; SLR ; Coordination des universités d'Aix-Marseille
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