Partager l'article ! Conférence des Présidents d'université: Lettre du 27 janvier 2012 - n°80 ...

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Lettre du 27 janvier 2012 - n°80 |
Edito![]() Le Bureau de la CPU vous souhaite une bonne année 2012, année importante pour l’enseignement supérieur et la recherche. Cette année 2012 a commencé avec la publication de la circulaire du 12 janvier, sur l’insertion professionnelle des diplômés étrangers de niveau master et au-delà. Cette circulaire est une bonne nouvelle pour nos établissements d’enseignement supérieur. Les conditions d’une première expérience professionnelle des diplômés étrangers sont en effet un élément déterminant pour l’avenir et l’attractivité de notre système d’enseignement supérieur, pour le développement de nos universités et la place de notre pays dans le monde. C’est la raison pour laquelle il importait de dissiper au plus vite les situations problématiques nées d’une application trop rigoureuse de la circulaire du 31 mai 2011 et de la méconnaissance des dispositions voulues par le législateur pour faciliter l’insertion professionnelle des diplômés étrangers de niveau master et au-delà.
En reprenant toutes les demandes présentées de manière univoque par les trois Conférences de chefs
d’établissements, cette nouvelle circulaire apporte des réponses pratiques à tous les problèmes concrets qui avaient été soulevés par l’application de la circulaire du 31 mai, et que
nous avons pu recenser grâce à notre consultation des représentants des étudiants concernés. Pourquoi les trois Conférences n’ont-elles pas demandé l’abrogation de la circulaire du 31 mai, qu’elles n’approuvent évidemment pas ? Parce que ce qui s’appliquait avant le 31 mai, c’était le pouvoir discrétionnaire bienveillant des préfets, devenu très restrictif après cette date ! Dans un Etat de droit, le pouvoir, même bienveillant, doit être encadré - et il vaut mieux qu’il le soit par la loi plutôt que par une circulaire ; a fortiori, en l’absence de circulaire, par des instructions orales ! C’est la raison pour laquelle nous n’avons pas défendu le retour pur et simple à la situation d’avant le 31 mai, et nous avons plutôt souhaité donner toute leur portée aux dispositions, favorables aux diplômés étrangers, qui figurent dans la loi depuis 2006 mais n’étaient pas connues ni utilisées : l’article L.311-11. La nouvelle circulaire a une base légale solide, même si la loi peut et doit être améliorée. Cette circulaire constitue un bon mode d’emploi pratique de ce fameux article L311-11, dont elle encadre et sécurise l’application. Elle permet d’adresser aux étudiants étrangers, à nos postes diplomatiques, un message clair : En France, au-delà du master, une première expérience professionnelle fait partie intégrante de la formation. Avec les autres Conférences, nous invitons tous ceux qui le souhaitent à apporter leur contribution à un groupe de travail que nous voulons constituer, destiné à veiller aux bonnes conditions d’application de la circulaire du 12 janvier 2012, et, surtout, à préparer, en prenant tout le temps de concertation et d’approfondissement nécessaire, les propositions législatives de nature à doter notre pays d’une loi sur les conditions d’accueil, de séjour et d’insertion professionnelle des étudiants étrangers, à la hauteur de notre volonté, de notre réputation également, la France restant l’un des pays les plus attractifs en matière de formation d’esprits libres et de professionnels reconnus internationalement. Cette réflexion devra aborder les niveaux de sortie spécifiques à nos universités – et tout autant stratégique pour la compétitivité scientifique et économique de notre pays - : la licence et le doctorat. Une loi est nécessaire pour deux raisons : dans un Etat de droit, elle est ce qui sécurisera le mieux la situation des étudiants étrangers ; en outre, compte tenu de l’importance des enjeux pour l’attractivité internationale de nos établissements d’enseignement supérieur, c’est le Parlement, ce sont les représentants de la Nation qui doivent s’engager, au plus haut niveau de nos normes juridiques. Programme Horizon 2020 : les recommandations de la CPU![]() La proposition du programme Horizon 2020 de la Commission européenne (CE) ouvre la voie à des négociations avec les Etats membres, le Parlement européen et les acteurs de la recherche et de l'innovation. S'agissant du budget global du programme Horizon 2020, la CPU considère que la proposition de la CE, à savoir 90 milliards d'Euros, ne doit pas être revue à la baisse. La CPU a rédigé un certain nombre de propositions dans les trois piliers :
Pilier 1, la science basée sur l'excellence
Pour la CPU, le budget des Actions Marie Curie devrait être augmenté de 800 millions d'euros pour faire face
à des attentes jamais démenties auprès de la communauté scientifique vis-à-vis de ce programme, notamment en matière d'insertion professionnelle. A cette fin, la CPU souhaite une
baisse du budget de l'EIT (L'Institut Européen de la technologie et de l'Information est doté d'une enveloppe globale de 2,8 milliards d’euros). Il est important de maintenir un
équilibre entre l’augmentation dévolue à l’ERC (Conseil européen de la recherche)(+100%) et celle des actions Marie Curie. Si l’ERC est un outil consacrant l’excellence, il en est de
même des Actions Marie Curie qui le font dans un champ d’action plus vaste. De nombreux lauréats ERC ont, au préalable, bénéficié de bourses Marie Curie. Un budget de 100 millions est prévu par FET (Future Emerging Technologies - Technologies émergentes), projets de recherche collaborative sur des projets visant à explorer de « nouveaux fondements pour des technologies d'avenir nouvelles » selon une logique ascendante ("bottom-up") et interdisciplinaire. Par ailleurs, le succès des FET-open, projets de dimension relativement modeste, sous les 6ème et 7ème PCRD qui répondent à une démarche ascendante, dans des domaines exploratoires permettent d’interroger la communauté scientifique pour faire émerger des thèmes appelés à mûrir à un horizon de 10-15 ans. Cette approche devrait, pour la CPU, être généralisée à toutes les thématiques et dotée d’un budget conséquent dans ce pilier.
Pilier 2, leadership industriel
La CPU souhaite que la distinction entre les PME et les grandes entreprises soit maintenue. La finalité de projets réunissant des académies et des PME d'une part et les grandes entreprises d'autre part n'est pas la même. Par ailleurs, maintenir une différenciation peut permettre de valoriser davantage les collaborations locales des universités avec des PME locales.
Pilier 3, défis sociétaux
Une réflexion sur les différents défis sociétaux* est en cours, Mais d'une façon générale, la CPU rappelle
qu'elle souhaite un équilibre entre les stratégies descendantes et ascendantes ("top down" et "bottom up") dans tous les défis sociétaux ainsi qu'un équilibre entre projets
marchés ou non tout au long de H2020.... * Santé, changement démographique et bien-être, Sécurité alimentaire, agriculture durable & Bioéconomie, Energie sûre, propre et efficace, Transports intelligents, verts et intégrés, Changement climatique, gestion efficace des ressources et matières premières et Des sociétés inclusives, innovantes et sûres Evaluation des unités de recherche par l’AERES : vers une amélioration de la notation![]()
L’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES) a publié ce jour un document
présentant de nouvelles dispositions pour l’évaluation et la notation des unités de recherche et intitulé « Evaluation des unités de recherche par l’AERES : vers une amélioration de la
notation ». Source : communiqué de presse de l'AERES du 15 décembre
Enquête sur la fonction d’étudiant vice-président d’université![]()
L’article L 712-6 institue, dans la LRU, un vice président étudiant : « Le conseil [des études et de la vie
universitaire] élit en son sein un vice-président étudiant chargé des questions de vie étudiante en lien avec les centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires
». Journée des nouveaux directeurs d’unité de recherche![]() La CPU a organisé, pour la première fois, aux côtés du CNRS et de l’Amue, la journée nationale d’accueil des nouveaux directeurs d’unité de recherche du CNRS, qui s’est tenue au Muséum national d’Histoire naturelle à Paris le 17 janvier 2012. Le Ministre de l'enseignement supérieur Laurent Wauquiez , dans son discours d'ouverture y a affirmé son soutien financier au plan stratégique de l'AMUE. Il a également placé la simplification comme objectif prioritaire de la gestion des unités mixtes permettant de replacer les chercheurs sur leur cœur de métier. Louis Vogel et Alain Fuchs ont réaffirmé leur volonté de travailler en partenariat et de conforter le dialogue stratégique de la CPU et du CNRS, notamment au sein des unités mixtes de recherche, qui constituent le vecteur privilégié de cette coopération. La CPU et le CNRS s’appuieront sur les nouveaux outils de partenariat développés actuellement par l’Amue, visant à simplifier concrètement le travail quotidien des chercheurs et directeurs d’unités assurant un co-pilotage scientifique. La mutualisation de certains outils de gestion dans les unités permettra de réduire le temps consacré aux tâches administratives, et donc d’augmenter le temps consacré par chacun à la recherche. Trois projets communs ont été présentés :
Deux tables rondes ont ensuite permis des échanges constructifs avec les nouveaux directeurs sur ces thèmes. |
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