Partager l'article ! CNRS, universités, LRU et "managérisation": Le 4 janvier, le Journal du CNRS publie des déclarations de sa directrice des ressources humaines ...

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Le 4 janvier également, dans un article intitulé « Les ministres plébiscitent la réforme des universités », Le Figaro fait état d'un sondage entre les membres du gouvernement désignant la LRU comme la « réforme » la plus importante depuis 2007.
Une chose paraît certaine : les enjeux économiques et politiques de la LRU sont de la plus grande importance, et la « managérisation » de la gestion des chercheurs et des enseignants-chercheurs est une pièce de cette stratégie. Malheureusement, la LRU est une loi de démantèlement du service public de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Il en est de même de la mise en place de l'Agence Nationale de la Recherche (ANR) et de l'AERES (Agence d'Evaluation de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur) en 2005-2006.
On va donc vers une recherche où le chercheur de base deviendra un pion dans les mains des « spécialistes des ressources humaines » au service de quelques coupoles influentes et proches du monde politique.
Mais que peut-on attendre d'un tel système, où l'indépendance des chercheurs cesse d'exister ?
Le contrôle de la recherche par des cercles restreints avec des pouvoirs discrétionnaires ne sera pas une nouveauté, mais plutôt un retour au fonctionnement de la science du XIX siècle. Mais quel bilan peut-on tirer de cette période ?
Le blog Science, connaissance et conscience vient de diffuser un article : http://scientia.blog.lemonde.fr/2010/01/03/paul-broca-les... Paul Broca, les femmes et les “sauvages” (III) rappelant à nouveau les dérives de ce mode de fonctionnement. Avec le sous-titre Le racisme « dentaire » de Paul Broca, l'article rappelle le rôle de la toute-puissance de quelques « personnalités influentes » dans la mise en place d'une « vérité officielle » au service des intérêts du lobby colonial : la prétendue existence de « races supérieures» et des « races inférieures ». Ce n'est qu'un exemple des dangers de ce type de système.
Et si de nos jours aucune coupole scientifique n'oserait défendre de telles théories, les enjeux de la recherche sont en revanche devenus multiformes, avec des risques de graves dérives dans tous les domaines si l'indépendance des chercheurs est mise en cause.