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Vendredi 10 juillet 2009 5 10 /07 /Juil /2009 14:19

[ 03/07/09  ]

L'établissement qui gère les retraites additionnelles de la fonction publique souhaite investir dans l'immobilier et les sociétés non cotées pour diversifier ses placements.

Les réserves du régime de retraite additionnelle des fonctionnaires (Erafp) grossissent au rythme de 1,6 milliard d'euros par an environ.


Né il y a cinq ans, le régime de retraite additionnelle des fonctionnaires (Erafp) a encore un profil très jeune : beaucoup de cotisants - 4,6 millions de salariés de l'Etat, des collectivités locales et des hôpitaux -, et seulement une centaine de milliers de pensionnés pour l'instant. Résultat : des réserves qui ne cessent de grossir, au rythme de 1,6 milliard d'euros par an environ. L'Erafp comptait 6 milliards dans ses caisses le 31 décembre dernier, et la barre des 7 milliards « devrait être franchie cet été », annonce son président, Jean-François Rocchi. A ce rythme, les 100 milliards d'euros seront atteints en 2050.

Les cotisations qui alimentent ce régime obligatoire sont assises sur les suppléments de revenus des fonctionnaires : primes, indemnités, heures supplémentaires, avantages en nature. Auparavant, les primes des fonctionnaires ne donnaient pas de droit à la retraite. Les suppléments de retraite versés sont encore limités puisque les agents qui interrompent leur activité aujourd'hui n'ont que faiblement cotisé. Le régime devrait rester excédentaire jusqu'en 2045 ou 2050, d'après les projections.

Gestion extrêmement prudente

La principale préoccupation de l'établissement public est donc de bien gérer cet argent : « Nous avons l'obligation de préserver le pouvoir d'achat de nos bénéficiaires », résume le président. Malgré cette horizon de très long terme, la gestion de l'Erafp se veut « extrêmement prudente ». La réglementation l'oblige à investir au moins 75 % de ses réserves en obligations. Le solde est constitué d'actifs plus risqués comme les actions. La part des actions est tombée de 15 % à « un peu plus de 10 % » aujourd'hui en raison de la chute de la Bourse, explique le directeur, Philippe Desfossés. « Mais nous n'avons pas cédé d'actions depuis le début de la crise, poursuit-il. Nous n'y avons absolument pas intérêt étant donné notre horizon d'investissement. »

L'Erafp cherche d'ailleurs à diversifier encore ses placements, ce qui nécessitera un décret. « Nous allons recommander des évolutions aux pouvoirs publics », annonce Jean-François Rocchi, qui souhaite que le régime puisse investir dans l'immobilier, les forêts ou encore les sociétés non cotées.

VINCENT COLLEN, Les Echos
Par cgtup
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