Partager l'article ! Communiqués CGT : A310 - Syndicalistes emprisonnés: Accident A310 Déclaration de la CTC et de la CGT à propos de l’accident de l ...

CGT
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Accident A310
L’accident d’avion de la compagnie Yemenia Airways endeuille aujourd’hui de nombreuses familles comoriennes et françaises.
La Confédération des Travailleuses et Travailleurs Comoriens (CTC) et la Confédération Générale du Travail (CGT) expriment à ces familles et aux proches des victimes leurs vives émotions ainsi que leur soutien et leur solidarité.
Cet accident pose une nouvelle fois la question de la sécurité du transport aérien. Celle-ci ne peut se limiter à l’élargissement d’une liste noire fusse-t-elle mondiale. La sécurité du transport repose avant tout sur la cohérence de toute la chaine de production, sur la qualité de la réglementation et de l’efficacité des contrôles.
La CTC et la CGT demandent que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet accident.
Elles rappellent ensemble que la sécurité des usagers et des salariés du transport aérien doit être une priorité absolue supplantant toute autre considération.
Outre les conditions de transport, cet accident a mis aussi en évidence l’extrême faiblesse des moyens d’assistance et de sauvetage dans la zone, que cela concerne le transport aérien ou maritime.
Néanmoins la CTC et la CGT tiennent à souligner l’élan de solidarité dont a fait preuve la population comorienne, démunie mais se lançant avec courage à la recherche des victimes.
Nos deux organisations demandent aux gouvernements la mise en œuvre rapide d’une desserte pour les Comores, à prix abordable, assurée de bout en bout par les personnels et les moyens de la compagnie Air France.
Moroni/Paris, le 03 juillet 2009
Syndicalistes emprisonnés
Les condamnations « au nom du peuple français » prononcées à Nouméa à l’encontre de 28 syndicalistes de l’USTKE sont particulièrement lourdes.
Le 28 mai dernier, plusieurs militants venus apporter leur soutien à une salariée de la compagnie « Air Calédonie » menacée de licenciement ont vu leur manifestation devant l’aéroport de Nouméa fortement réprimée par la police. Plusieurs militants sont alors interpellés et traduits en justice.
Un mois après, le verdict tombe : lourdes amendes, peines de prison avec sursis pour les uns mais aussi peine de prison ferme avec mandat de dépôt pour 6 militants, dont le Président de l’USTKE, Gérard JODAR condamné à un an.
En emprisonnant des responsables syndicaux, une étape supplémentaire a été franchie dans la façon dont l’Etat français et le patronat local considèrent le syndicalisme sur ce territoire ; force est de constater que la justice semble s’adapter aux priorités du pouvoir politique.
La CGT ne peut tolérer cette escalade dans la répression syndicale dont l’USTKE, première organisation syndicale sur la région, est victime.
Elle appelle au développement de la solidarité avec les syndicalistes emprisonnés pour qu’ils soient libérés
sans condition dans les plus brefs délais et apporte son soutien à la manifestation qui se déroulera samedi 04 juillet à Nouméa.
Montreuil, le 3 juillet 2009