
CGT
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permanence
mardi de
8h30à 12h30
Cette proposition de motion n°1 tient compte des nombreux obstacles apparus vendredi 6 mars, elle précise les conditions de principe de telles négociations dans le cadre d’Etats Généraux de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et elle laisse ouverte (notamment à d’éventuels amendements) d’autres conditions relatives à l’organisation et à la participation à ces Etats Généraux.
Dès aujourd’hui chacun peut apporter son soutien individuel ou collectif à cette proposition en la signant en ligne à cette adresse : Elle sera transmise au Comité d’organisation à Dijon de la sixième coordination nationale à la date échéance de réception des propositions de motion que fixera ce comité et restera en ligne jusqu’à dimanche 15 mars minuit.
La Coordination Nationale des Universités, réunie ce lundi 16 mars à l’Université de Dijon, constate qu’à ce jour les revendications du mouvement universitaire n’ont pas été satisfaites. Elle rappelle que l’ensemble des fondements idéologiques de la loi LRU et du « Pacte pour la Recherche », révélés par leurs décrets d’application, sont aujourd’hui remis en cause et doivent être reconsidérés de manière globale pour reconstruire le système universitaire. Elle dénonce les tentatives du gouvernement de camoufler aux yeux de l’opinion publique, par des manœuvres dilatoires et des réécritures à l’identique avec quelques organisations minoritaires dans ce mouvement, la réalité d’une idéologie si contraire aux intérêts du pays qu’elle ne peut supporter l’ouverture de consultations et de négociations réelles, ouvertes et globales.
En conséquence, la Coordination Nationale des Universités maintient le mot d’ordre de grève reconductible, totale et illimitée lancé le 22 janvier : « L’Université et la Recherche s’arrêtent » et ce jusqu’à l’ouverture d’Etats Généraux de l’Enseignement supérieur et de la Recherche intégrant l’ensemble des composantes de l’enseignement supérieur et de la recherche et l’ensemble des questions soulevées par les mobilisations des dernières semaines.
Ces Etats Généraux de l’Enseignement supérieur et de la Recherche devront durer autant de jours que nécessaires
jusqu’à épuisement des questions suivantes à traiter :
A/ La formation et le recrutement des enseignants des premier et deuxième degrés ;
B/ L’organisation interne des universités ;
C/ Les conditions matérielles de la vie étudiante ;
D/ Les statuts, emplois et conditions de travail des personnels BIATOSS de l’enseignement supérieur ;
E/ La recherche, le revitalisation des grands organismes, les moyens et l’emploi ;
F/ Les statuts, emplois et conditions de travail des enseignants et/ou chercheurs de l’enseignement supérieur.
La Coordination Nationale des Universités sera représentée à ces Etats Généraux par une Délégation n’ayant pas d’autres mandat que d’y présenter les motions votées et de rendre compte du déroulement et des résultats des discussions. Elle appelle la "coordination sur la Formation des
Enseignants", la "coordination nationale des étudiants" et le "rassemblement national des délégués de laboratoires" à envoyer chacune une délégation similaire. Elle demande en outre que chaque
organisation engagée dans le mouvement universitaire de l’hiver 2009 et ne participant par ailleurs à aucune autre négociation avec le gouvernement soit représentée, notamment :
Fédération Syndicale Unitaire (FSU)
Confédération Générale du Travail
(CGT)
Solidaires (autres qu’étudiants)
Sauvons la recherche (SLR)
Sauvons l’université (SLU)
Collectif de défense de l’université
(CDU)
Collectif Pour l’Abolition de la Précarité
dans l’Enseignement supérieur, la Recherche et Ailleurs (PAPERA)
Confédération des Jeunes Chercheurs
(CJC)
SUD-Etudiants
Union Nationale des Etudiants de France
(UNEF)
... ainsi que toutes les confédérations syndicales (CFDT, UNSA, FO, Autonomes) qui manifesteraient leur volonté de rejoindre cette démarche sans autre négociation parallèle.
Les autres conditions matérielles d’organisation du débat seront fixées par concertation entre le gouvernement et l’intersyndicale, dans le respect de ce qui précède. Le gouvernement conduira les débats, en tenant compte de l’avis majoritaire exprimé au sein de cet ensemble de délégués. La Coordination Nationale des Universités ne suspendra le mot d’ordre de grève et de manifestations qu’à compter du premier jour d’ouverture des États Généraux et jusqu’à réception des conclusions tirées par le gouvernement ; elle reconsidèrera alors cette suspension du mouvement, à réception de ces conclusions, en jugeant de leur validité et des garanties apportées par le gouvernement quant à leur futur respect.