Partager l'article ! BIATOSS entre dans la résistance: Aujourd’hui l’université est en effervescence et c’est juste qu’elle le soit et c’est bien qu’ell ...

CGT
Université de Provence
case 93
3 place Victor Hugo
13331 Marseille
cedex 3
tel : 04.91.10.60.34
cgt@univ-provence.fr
permanence
mardi de
8h30à 12h30
Aujourd’hui l’université est en effervescence et c’est juste qu’elle le soit et c’est bien qu’elle le soit. Les attaques incessantes contre les services publics n’épargnent pas l’éducation, tout le système éducatif, en commençant par la maternelle, le primaire, le secondaire, en passant par les voies professionnelles pour arriver à l’enseignement supérieur.
Pour ceux qui se souviennent de la signature de l’AGCS (Accord Général sur le Commerce des Services) en 1995, cela n’est pas une surprise. Que prévoyaient les négociations de cet accord : la privatisation totale de l’ENSEMBLE DES SERVICES PUBLICS : la distribution de l’électricité, la poste, les transports publics, mais aussi la santé et l’éducation dont l’accès serait ainsi réservé aux plus favorisés.
Au total, l’AGCS c’est la libéralisation totale de 160 secteurs d’activité, dont certains représentent de fabuleux marchés mondiaux qui excitent depuis longtemps la convoitise du secteur privé (2000 milliards de dollars pour l’éducation, 3500 milliards de dollars pour la santé.)
L’AGCS vise à accorder toujours plus de liberté et de droits aux multinationales, à réduire le pouvoir économique des Etats, et à démanteler méthodiquement l’ensemble des réglementations sociales et environnementales. Ces attaques simultanées s’inscrivent dans ce qui doit être appelé une guerre. Une guerre sociale et intérieure, une guerre des entreprises contre les citoyens.
Cette guerre est sur le point d’atteindre ces objectifs : l’annulation de l’ensemble des droits sociaux acquis depuis un siècle, la suppression de toute entrave à la « liberté » des entreprises (liberté de polluer, liberté d’exploiter sans limites, liberté de détruire des vies par la misère et le chômage…), et l’anéantissement définitif du pouvoir des institutions élues (les Etats) et donc, de la démocratie.
Pour répondre à cette guerre qui entre dans sa phase finale et dont les conséquences seront sans retour, le temps est venu pour les citoyens d’entrer en Résistance.
Le temps est venu pour les BIATOSS de prendre toute leur place dans cette Résistance avec toute la communauté universitaire.
Laisserons nous la politique libérale et entrepreuniale dirigée l’Enseignement supérieur, sacrifié sur l’autel de la rentabilité le Savoir. Les conséquences seront douloureuses pour tous. Aiderons-nous par notre apathie s’instaurer dans nos établissements une politique de destruction de nos valeurs ; s’installer une concurrence entre les personnels au détriment d’une solidarité, s’établir une aggravation de la précarité.
Laissons à d’autres les discours entendus de ci de là tendant à diviser la communauté universitaire. Oui, les
enseignants-chercheurs n’ont pas toujours été à nos côtés, oui, ils auraient du être plus présents l’an dernier contre la LRU, oui on ne parle dans les médias que des enseignants-chercheurs et
des étudiants. Une fois que l’on a dit cela, que fait-on ?
BIATOSS lève la tête, redresse toi, l’enjeu va au-delà des rancoeurs, il y va de ta survie, entre toi aussi dans la Résistance, pour dire non à ce système qui te broie.