Mardi 19 février 2008
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RTT : le « cadrage » national
Jusqu’en 2000, les obligations de service des fonctionnaires étaient exprimées en termes d’horaire de travail hebdomadaire et de nombre de jours de congés annuels. Une exception
notable : les personnels IATOS de l’enseignement supérieur étaient déjà soumis à une obligation formulée en termes d’horaire annuel (les fameuses 1716 heures) depuis
1984 !
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w Loi n° 84-52 du 26 janvier 1984 sur l’enseignement supérieur, article 61 :
« Les obligations de service [des personnels IATOS] sont fixées … sous forme d’un nombre d’heures annuel ».
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w Ces obligations de service ont été fixées à 1716 heures (arrêté du 8
janvier 1986 et circulaire du 21 janvier 1986).
Même si cette disposition ne s’était pas vraiment traduite dans la pratique, le cadre juridique existait donc déjà !
Le décret n° 2000-815 du 25 août 2000 « relatif à l’aménagement et à la réduction du temps de travail dans la fonction publique de l’État » a fixé le principe d’un
« décompte du temps de travail […] réalisé sur la base d’une durée annuelle de travail effectif de 1 600 heures maximum » (Article
1er ).
Ce texte concrétise l’introduction de l’annualisation des obligations de service des fonctionnaires.
Dans l’Éducation nationale deux types de textes ont été élaborés en parallèle :
· un « cadrage national », texte conventionnel (signé entre administration et syndicats) du
16 octobre 2001. Un « cadrage » distinct a été négocié dans la recherche, avec des dispositions légèrement différentes, ce qui a été à la source de nombreuses difficultés dans les
laboratoires où se côtoient personnels de l’Éducation nationale et personnels des EPST !
· plusieurs textes réglementaires (décrets, arrêtés)…
Il est sûr que cet empilage de textes de différentes natures ne contribue pas à clarifier le débat. Une circulaire de novembre 2001 a donné aux établissements le mode d’emploi de
ces diverses dispositions.
· Deux jours dits de « fractionnement » sont crédités à
tous les personnels.
· « Les jours fériés légaux précédés ou suivis d’un jour
travaillé » hors période de congés sont comptabilisés comme temps de travail effectif.
· Enfin, un « temps de pause d’une durée de 20 minutes non
fractionnables, qui « peut coïncider avec le temps de restauration » est « inclus dans les obligations de service quotidiennes des personnels » - et doit
donc être comptabilisé dans le temps de travail.
Le nouveau dispositif n’a pas vraiment répondu aux attentes des personnels.
· Il ne s’est pas accompagné de créations d’emploi, alors que c’était l’objectif affiché de la
RTT ;
· En introduisant le principe de l’horaire annuel, il a ouvert la voie à la flexibilisation. De
nombreux problèmes subsistent (amplitude de la journée / de la semaine de travail, heures sup non payées, etc.).