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UNIVERSITÉ. L'institut polytechnique de La Rochelle a mis en place son directoire. Une étape importante dans la démarche d'autonomie
L'Institut universitaire polytechnique de La Rochelle est sur les rails. En janvier prochain, 45 étudiants,
sélectionnés sur dossier et inscrits en master des sciences pour l'ingénieur (SPI), recevront une formation complémentaire, adaptée aux exigences du métier.
Créé en septembre dernier, l'Institut dit « polytechnique » - rien à voir avec la grande école du même nom - a pour mission, en partenariat avec les entreprises, de « construire des formations nouvelles, faire évoluer les formations existantes et anticiper les évolutions à venir ».
Les ingénieurs d'Alstom
En clair, l'université de La Rochelle, établissement autonome depuis le 1er janvier 2009 (1), s'engage à donner aux étudiants une formation « professionnalisante », en associant plus étroitement le monde socio-économique à ses projets. C'est ainsi que les ingénieurs délégués par Alstom ont travaillé pendant un an aux côtés des universitaires pour évaluer les besoins et dessiner la nouvelle formation. Pour Gérard Blanchard, président de l'université de La Rochelle, il s'agit d'« une étape importante dans l'autonomie ».
« Il faut créer un lien de confiance avec les entreprises. Nous avons beaucoup à apprendre les uns des autres, après des décennies passées à s'éviter. »
« On ne perd pas notre âme »
« J'espère, poursuit M. Blanchard, que cela débouchera sur une vraie rupture de l'image de l'université, qui est en mesure de donner du savoir et des compétences. Nous voulons prouver que l'université insère les étudiants aussi bien que les grandes écoles. » Depuis trois ans, l'université de La Rochelle enquête sur l'insertion professionnelle auprès de ses anciens étudiants. Avec des résultats intéressants : le taux d'insertion est d'environ 85 %, plus proche de 95 % dans le secteur SPI.
« Les gens, y compris les enseignants du secondaire, ont une image de l'université qui date énormément », assure Christian Eskenazi, directeur de l'Institut polytechnique, « aujourd'hui, un étudiant est suivi tout au long de son cursus. » « L'université ne va pas se transformer en école d'ingénieurs, mais cette étape est une petite révolution dans les mentalités », ajoute Gérard Blanchard. « On ne perd pas notre âme, on reste un lieu de culture et de recherche », insiste Christian Eskenazi. Quant à Guillaume Vendroux, le président de l'institut, il est « ravi de participer à l'aventure. Je suis heureux que nos entreprises bénéficient d'un outil comme celui-ci. »
(1) La Fondation université de la Rochelle a été lancée le 1er juillet.
Source : Sud-Ouest.com