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Sarkozy sonne la charge contre les assurés, mais épargne les entreprises
Nicolas Sarkozy s’est placé aujourd’hui en défenseur de l’esprit de 1945 et des fondements de la République sociale. C’est
un comble venant de celui qui, depuis son élection, n’a cessé d’attaquer, par des réformes successives et autoritaires, ce qui fondait le pacte social.
Il a mis systématiquement et méthodiquement à mal ce qu’il appelle la solidarité nationale.
Aujourd’hui, il prétend s’engager dans une campagne de lutte contre les fraudes en se focalisant sur 4 milliards d’euros
« qui échapperaient » aux caisses. Alors qu’en réalité le « rapport d’information parlementaire sur les fraudes sociales » pointe lui, une fraude s’élevant à 20 milliards
d’euros.
Ces 16 milliards manquant dans cette déclaration du jour relève des Entreprises (cotisations patronales et salariales non
versées). Pourquoi ne les évoque-t-il pas ?
Sous couvert d’une cure d’austérité, ce sont les salariés, les privés d’emploi et les retraités à qui l’on demande toujours plus de sacrifices, en abaissant le niveau de protection sociale. Le Gouvernement s’apprête à ajouter un quatrième jour de carence aux arrêts maladie dans le secteur privé et d’en instituer un dans la Fonction publique, après avoir décidé d’une taxe sur les complémentaires et instauré depuis 2004 de nombreuses franchises, des déremboursements de médicaments et de soins.
Pour exemple, de plus en plus de gens renoncent à des soins, soit parce qu’ils sont insuffisamment couverts, soit parce que le système de santé est tellement désorganisé et dérégulé que les délais pour obtenir un rendez-vous et les dépassements d’honoraires sont dissuasifs. On constate que 24,3 % de ceux qui gagnent moins de 870 euros par mois renoncent 3 fois plus aux soins que ceux qui gagnent plus de 2 000 euros.
Si le Président de la République annonce la création d’un Haut conseil au financement de la protection sociale, c’est pour aussitôt baliser sa feuille de route sur le coût très élevé du travail et préparer le terrain pour une mise en pièce de la sécurité sociale. Simultanément le MEDEF prône l’instauration de la TVA sociale et une hausse de la CSG en lieu et place des cotisations à la Sécurité sociale.
La CGT réserve sa position quant à sa participation à ce Haut conseil et confirme la nécessité d’élaborer une riposte unitaire aux offensives antisociales actuelles.
Montreuil, le 15 novembre 2011
Et si la crise de l’euro, la faillite des banques, le choc écologique ou le contournement de la souveraineté populaire par les marchés
imposaient de revenir, de manière urgente, à la pensée de Karl Polanyi et «aux origines politiques et économiques de notre temps», le sous-titre de son ouvrage majeur, La
Grande Transformation ?
L’économie libérale, écrivait-il,«constitua une rupture brutale avec la situation antérieure. Ce fut le début d’une réaction en chaîne: ce qui autrefois n’était que des marchés isolés a été transmué en un système de marchés autorégulateurs (…). Un processus autodestructeur fut enclenché au terme duquel le modèle autrefois inoffensif du marché a été transformé en une monstruosité sociologique (…). Tenter d’appliquer le déterminisme économique à toutes les sociétés humaines relève quasiment du fantasme.»
Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, affirme ainsi, dans sa préface de la réédition américaine de La Grande Transformation, qu’on a «souvent l’impression que Karl Polanyi traite directement des problèmes actuels» liés à la mondialisation néolibérale.
Karl Polanyi (1886-1964), penseur hongrois né à Vienne, exilé en Grande-Bretagne à l’arrivée de Hitler au pouvoir, parti aux Etats-Unis en 1940 et finalement installé au Canada jusqu’à sa mort, a produit une œuvre située au carrefour de l’économie, de la philosophie politique, de l’histoire et de la sociologie.
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Karl Polanyi
source : Médiapart
Le budget 2012 de l'université de Limoges, qui a accusé en 2011 un déficit de 3 millions d'euros, va passer sous la surveillance du recteur d'académie du Limousin qui en validera les orientations, a-t-on appris vendredi auprès du président de l'université.
La mesure, qui s'inscrit dans le cadre de la loi d'autonomie dite LRU ("libertés et responsabilités des universités") votée en 2007, s'applique lorsque le déficit d'une université dure depuis au moins deux années entières, ce qui est le cas pour l'université de Limoges, a indiqué à une correspondante de l'AFP son président, Jacques Fontanille.
En temps normal, le recteur dispose d'un simple droit de regard. Mais avec la mise en oeuvre de ce dispositif, il aura le dernier mot sur le budget. Cette mesure est reconductible d'année en année, en fonction de l'état financier de l'université.
Limoges avait été parmi les premières universités à opter pour l'autonomie, un choix que M. Fontanille ne regrette pas même s'il aurait "préféré que les universités (...) aient été mieux accompagnées par le ministère".
Selon lui, le déficit de son université "est directement imputable aux aspects techniques du changement de comptabilité lié à l'application de l'autonomisation, mais aussi à la progression de la masse salariale", insuffisamment compensée par l'Etat qui a versé à l'université de Limoges 540.000 euros pour ce poste en 2011.
"L'université a rapidement pris la mesure du déficit qui pouvait s'accumuler" mais "les dispositions prises pour enrayer le mécanisme commencent seulement à porter leurs fruits", estime M. Fontanille.
"Nous sommes une dizaine d'universités en France dans cette situation", rappelle le président qui espère, dans l'intérêt de la qualité de l'enseignement comme du cadre d'étude offert aux étudiants, que "l'Etat interviendra pour aider l'université de Limoges à revenir à l'équilibre".
Le budget 2012 sera voté le 9 décembre par les élus de l'université lors d'un scrutin consultatif. C'est le recteur, Jean Bertsch, qui l'entérinera, une "situation transitoire", selon M. Fontanille.
Pour Louis Vogel, président de la Conférence des présidents d'université (CPU), "on ne peut pas dire que c'est lié à la mauvaise gestion des présidents autonomes".
Il souligne que "les déficits peuvent être liés indirectement à l'autonomie, en raison du changement des règles comptables".
"Cela ne veut pas dire que l'université est dépossédée de son pouvoir de gestion. Cela se passe de façon coopérative" avec le recteur, a-t-il ajouté.
Stéphane Tassel, secrétaire général du Snesup-FSU, premier syndicat d'enseignants dans le supérieur, estime de son côté que "c'est un constat d'échec de l'autonomie financière des universités".
"Nous demandons l'abrogation de la loi +libertés et responsabilités des universités+", puisque "l'autonomie, c'est renvoyer aux établissements la gestion de la pénurie", a-t-il expliqué à l'AFP.
"Voir le recteur être le garant des orientations, c'est une entrave inédite aux libertés scientifiques et pédagogiques", estime-t-il, jugeant que "ce n'est pas à la communauté universitaire de payer la responsabilité de l'Etat, qui se désengage chaque année un peu plus".
source : Nousvousils.fr
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Pétition : Sanctionner des élèves qui soutiennent une grève est indigne !
clic ici http://www.lapetition.be/en-ligne/Pour-le-maintien-de-l-emploi-industriel-et-de-l-activite-a-FRALIB-Gemenos-8938.html
HABITANTS DE MARSEILLE ET DU DEPARTEMENT,
L’EAU DU ROBINET
C’EST NOUS QUI LA BUVONS C'EST NOUS QUI LA PAYONS
NOUS AVONS LE DROIT DE SAVOIR ! NOUS AVONS LE DROIT DE CHOISIR