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Fralib
Unilever accepte de reprendre les négociations ››› Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a annoncé vendredi, lors de sa visite aux salariés qui occupent l’usine Fralib de Gémenos, menacée de fermeture, que le groupe Unilever acceptait de reprendre les négociations. Il a nommé un médiateur pour étudier les possibilités de reprise, dont celle que proposent les salariés. Unilever s’est, de son côté, engagé à ne pas déménager les machines du site tant que ces discussions seront en cours, (...)
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Justice
Le plan social de Leader Price annulé ›››

Le Tribunal de grande instance de Créteil a annulé un plan social chez Leader Price, l’enseigne discount, filiale du groupe Casino, qui prévoyait la fermeture de dix magasins et la suppression de 87 emplois. Dans le jugement daté du 22 mai, le tribunal constate « l’absence de motif économique à la procédure de licenciement collectif mis en œuvre par les sociétés intervenantes appartenant à l’UES Leader Price » et « annule la procédure de licenciement (...)
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Vendredi 18 novembre 2011 5 18 /11 /Nov /2011 08:26

Sarkozy sonne la charge contre les assurés, mais épargne les entreprises


Nicolas Sarkozy s’est placé aujourd’hui en défenseur de l’esprit de 1945 et des fondements de la République sociale. C’est un comble venant de celui qui, depuis son élection, n’a cessé d’attaquer, par des réformes successives et autoritaires, ce qui fondait le pacte social. 
Il a mis systématiquement et méthodiquement à mal ce qu’il appelle la solidarité nationale.

Aujourd’hui, il prétend s’engager dans une campagne de lutte contre les fraudes en se focalisant sur 4 milliards d’euros « qui échapperaient » aux caisses. Alors qu’en réalité le « rapport d’information parlementaire sur les fraudes sociales » pointe lui, une fraude s’élevant à 20 milliards d’euros. 
Ces 16 milliards manquant dans cette déclaration du jour relève des Entreprises (cotisations patronales et salariales non versées). Pourquoi ne les évoque-t-il pas ?

Sous couvert d’une cure d’austérité, ce sont les salariés, les privés d’emploi et les retraités à qui l’on demande toujours plus de sacrifices, en abaissant le niveau de protection sociale. Le Gouvernement s’apprête à ajouter un quatrième jour de carence aux arrêts maladie dans le secteur privé et d’en instituer un dans la Fonction publique, après avoir décidé d’une taxe sur les complémentaires et instauré depuis 2004 de nombreuses franchises, des déremboursements de médicaments et de soins.

Pour exemple, de plus en plus de gens renoncent à des soins, soit parce qu’ils sont insuffisamment couverts, soit parce que le système de santé est tellement désorganisé et dérégulé que les délais pour obtenir un rendez-vous et les dépassements d’honoraires sont dissuasifs. On constate que 24,3 % de ceux qui gagnent moins de 870 euros par mois renoncent 3 fois plus aux soins que ceux qui gagnent plus de 2 000 euros.

Si le Président de la République annonce la création d’un Haut conseil au financement de la protection sociale, c’est pour aussitôt baliser sa feuille de route sur le coût très élevé du travail et préparer le terrain pour une mise en pièce de la sécurité sociale. Simultanément le MEDEF prône l’instauration de la TVA sociale et une hausse de la CSG en lieu et place des cotisations à la Sécurité sociale.

La CGT réserve sa position quant à sa participation à ce Haut conseil et confirme la nécessité d’élaborer une riposte unitaire aux offensives antisociales actuelles.

Montreuil, le 15 novembre 2011


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Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 11:23

 

 

http://static.mediapart.fr/files/media_29259/GF.jpg Et si la crise de l’euro, la faillite des banques, le choc écologique ou le contournement de la souveraineté populaire par les marchés imposaient de revenir, de manière urgente, à la pensée de Karl Polanyi et «aux origines politiques et économiques de notre temps», le sous-titre de son ouvrage majeur, La Grande Transformation ?

L’économie libérale, écrivait-il,«constitua une rupture brutale avec la situation antérieure. Ce fut le début d’une réaction en chaîne: ce qui autrefois n’était que des marchés isolés a été transmué en un système de marchés autorégulateurs (…). Un processus autodestructeur fut enclenché au terme duquel le modèle autrefois inoffensif du marché a été transformé en une monstruosité sociologique (…). Tenter d’appliquer le déterminisme économique à toutes les sociétés humaines relève quasiment du fantasme.»

Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, affirme ainsi, dans sa préface de la réédition américaine de La Grande Transformation, qu’on a «souvent l’impression que Karl Polanyi traite directement des problèmes actuels» liés à la mondialisation néolibérale.

Karl Polanyi (1886-1964), penseur hongrois né à Vienne, exilé en Grande-Bretagne à l’arrivée de Hitler au pouvoir, parti aux Etats-Unis en 1940 et finalement installé au Canada jusqu’à sa mort, a produit une œuvre située au carrefour de l’économie, de la philosophie politique, de l’histoire et de la sociologie.

voir suite  Karl Polanyi Karl Polanyi

source : Médiapart


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Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 10:19

 

http://media.paperblog.fr/i/99/999136/universite-limoges-autonomie-vue-L-1.jpeg Le budget de l'université de Limoges, en déficit, surveillé par le rectorat

Le bud­get 2012 de l'université de Limoges, qui a accusé en 2011 un défi­cit de 3 mil­lions d'euros, va pas­ser sous la sur­veillance du rec­teur d'académie du Limousin qui en vali­dera les orien­ta­tions, a-t-on appris ven­dredi auprès du pré­sident de l'université.

La mesure, qui s'inscrit dans le cadre de la loi d'autonomie dite LRU ("liber­tés et res­pon­sa­bi­li­tés des uni­ver­si­tés") votée en 2007, s'applique lorsque le défi­cit d'une uni­ver­sité dure depuis au moins deux années entières, ce qui est le cas pour l'université de Limoges, a indi­qué à une cor­res­pon­dante de l'AFP son pré­sident, Jacques Fontanille.

En temps nor­mal, le rec­teur dis­pose d'un simple droit de regard. Mais avec la mise en oeuvre de ce dis­po­si­tif, il aura le der­nier mot sur le bud­get. Cette mesure est recon­duc­tible d'année en année, en fonc­tion de l'état finan­cier de l'université.

Limoges avait été parmi les pre­mières uni­ver­si­tés à opter pour l'autonomie, un choix que M. Fontanille ne regrette pas même s'il aurait "pré­féré que les uni­ver­si­tés (...) aient été mieux accom­pa­gnées par le ministère".

Selon lui, le défi­cit de son uni­ver­sité "est direc­te­ment impu­table aux aspects tech­niques du chan­ge­ment de comp­ta­bi­lité lié à l'application de l'autonomisation, mais aussi à la pro­gres­sion de la masse sala­riale", insuf­fi­sam­ment com­pen­sée par l'Etat qui a versé à l'université de Limoges 540.000 euros pour ce poste en 2011.

"L'université a rapi­de­ment pris la mesure du défi­cit qui pou­vait s'accumuler" mais "les dis­po­si­tions prises pour enrayer le méca­nisme com­mencent seule­ment à por­ter leurs fruits", estime M. Fontanille.

"Nous sommes une dizaine d'universités en France dans cette situa­tion", rap­pelle le pré­sident qui espère, dans l'intérêt de la qua­lité de l'enseignement comme du cadre d'étude offert aux étudiants, que "l'Etat inter­vien­dra pour aider l'université de Limoges à reve­nir à l'équilibre".

Le bud­get 2012 sera voté le 9 décembre par les élus de l'université lors d'un scru­tin consul­ta­tif. C'est le rec­teur, Jean Bertsch, qui l'entérinera, une "situa­tion tran­si­toire", selon M. Fontanille.

Pour Louis Vogel, pré­sident de la Conférence des pré­si­dents d'université (CPU), "on ne peut pas dire que c'est lié à la mau­vaise ges­tion des pré­si­dents autonomes".

Il sou­ligne que "les défi­cits peuvent être liés indi­rec­te­ment à l'autonomie, en rai­son du chan­ge­ment des règles comptables".

"Cela ne veut pas dire que l'université est dépos­sé­dée de son pou­voir de ges­tion. Cela se passe de façon coopé­ra­tive" avec le rec­teur, a-t-il ajouté.

Stéphane Tassel, secré­taire géné­ral du Snesup-FSU, pre­mier syn­di­cat d'enseignants dans le supé­rieur, estime de son côté que "c'est un constat d'échec de l'autonomie finan­cière des universités".

"Nous deman­dons l'abrogation de la loi +liber­tés et res­pon­sa­bi­li­tés des uni­ver­si­tés+", puisque "l'autonomie, c'est ren­voyer aux établis­se­ments la ges­tion de la pénu­rie", a-t-il expli­qué à l'AFP.

"Voir le rec­teur être le garant des orien­ta­tions, c'est une entrave inédite aux liber­tés scien­ti­fiques et péda­go­giques", estime-t-il, jugeant que "ce n'est pas à la com­mu­nauté uni­ver­si­taire de payer la res­pon­sa­bi­lité de l'Etat, qui se désen­gage chaque année un peu plus".

source : Nousvousils.fr


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