
UNIVERSITE DE PROVENCE
Syndicat
CGT FERC-SUP
Université de Provence
case 93
3 place Victor HUgo
13331 Marseille cedex 3
tel : 04.13.55.11.66
cgt@univ-provence.fr
permanence :
tous les mardis
de 8h30 à 12h30
Le
syndicat CGT de Molex à Villemur-sur-Tarn a écrit une lettre ouverte à Olivier Mazerolle à la suite du débat sur BFM opposant Jean-Luc Mélenchon à Christian Estrosi, ministre de l’Industrie. Lors
du débat que vous avez animé le dimanche 18 décembre 2011, mettant en présence Messieurs Jean-Luc Mélenchon et Christian Estrosi, l’affaire Molex a été évoquée et nous avons été stupéfaits
d’entendre Monsieur Estrosi mettre en cause les salariés et les (...)
Voir tout le texte ›››
La fédération Cgt Commerce, Distribution, Services prend acte ce jour que trois organisations syndicales ont signé l’accord de fin de conflit
dans la sûreté aéroportuaire. Cette grève d’une ampleur nationale, inédite et exemplaire montre l’exigence des salariés déterminés à vivre décemment. Dans ce secteur d’activités fortement
précarisé, les salariés ont levé la tête malgré les pressions de toutes sortes exercées pendant ce conflit, avec l’appui d’un (...)
Voir tout le texte
›››
![]() |
Contact Presse Martine FARNER - 01 48 18 82 68
|
||
|
|||
Les présidents d'université ont déjà poussé un cri d'alarme, début octobre 2011, sur leurs difficultés financières. Pour certaines universités, la situation est critique. Jean-Louis Gout, président de l'université de Pau et des pays de l'Adour, et Olivier Sire, président de l'université de Bretagne-Sud, ne sont pas certains de réussir à faire voter leurs budgets en équilibre d'ici décembre, hormis en gelant des postes et en fermant des formations. Ils s'expliquent sur EducPros.
Quelle est la situation budgétaire dans votre université ?
Olivier
Sire : Il va être difficile de présenter un budget équilibré et sincère pour 2012. Il nous manque environ 1,1 millions d’€. Cela supposerait, au minimum, de geler une vingtaine de
postes, soit deux ou trois par composante.
Avec pour conséquence des fermetures de formations et des missions que nous ne pourrons plus remplir. Le Conseil d’administration pourrait d’ailleurs refuser de voter un tel budget. Mais je
n’imagine pas un seul instant que l’État ne nous entende pas ! Une réunion vient d’être fixée fin novembre avec le directeur des affaires financières du ministère [Frédéric Guin].
Jean-Louis Gout : Je ne vois pas comment je pourrais faire voter mon budget. Il faudrait geler une dizaine de postes ! Même si les 14,5 millions d’€ de GVT
annoncés par le ministère sont une réponse positive, cela ne résout pas le problème. Il nous manque 2 millions d’€.
Cette somme peut paraitre faible, par rapport à notre budget global [105 millions], mais nous avons très peu de marges de manœuvre. En effet, il existe un ensemble de données budgétaires qui ne bougent pas. Nous sommes réduits à jouer sur la masse salariale. Sans parler d’ailleurs de l’arrêté licence : si l’on souhaite l’appliquer, notamment avec le socle de 1500 heures de formation, cela devient juste inouï !
L’ensemble des présidents rencontrent des difficultés budgétaires. Pourquoi votre université est-elle si fortement touchée ?
Olivier
Sire : À l’UBS (université de Bretagne-Sud), nous étions déjà sur la corde raide, avec un déficit de 144 postes. Si le modèle de dotation avait été appliqué, nous aurions dû avoir
400.000€ de plus dans notre budget 2011, par exemple.
Trois quarts de nos laboratoires sont notés A et A+, nos effectifs étudiants sont en hausse, nous accueillons plus de 40 % de boursiers : nous ne cessons de monter en performance, de jouer notre
rôle d’ascenseur social, mais cette efficience n’est pas totalement accompagnée.
Jean-Louis Gout : Les petites universités comme la mienne sont historiquement sous-dotées. Notre dernier budget était déjà serré l’an dernier :
nous avions dû geler deux postes.
Nous sommes aussi plus à l’écart des investissements en cours dans les universités, via l’Opération Campus par exemple – où nous n’avons rien – ou le Grand Emprunt. Mais même les grandes universités ont des difficultés sur la masse salariale.
La gestion de l’université n’est-elle pas en partie en cause ?
Olivier Sire : Les difficultés rencontrées viennent d’un calcul serré de notre socle de départ et d’augmentations mécaniques de la masse salariale sur lesquelles nous n’avons pas de prise : ancienneté que prennent nos collègues, rattrapages de carrière décidés au niveau national, cotisations nouvelles que l’État ne payait pas mais impose aux établissements…
"Faire des économies est une chose, mais si nous devons perdre 20 postes par an, ce n’est pas possible !"
Dès mars 2011, nous avons alerté du risque de dépassement de la masse salariale. Nous avons gelé des postes de personnels administratifs, différé certains recrutements de maîtres de conférence, ou remplacé ces recrutements par l’embauche de contractuels.
Le dépassement va donc être plus faible que prévu, mais nous arrivons au bout de l’exercice. Nous allons être obligés de puiser dans nos ressources propres pour payer nos personnels titulaires…Faire des économies est une chose, mais si nous devons perdre 20 postes par an, ce n’est pas possible !
"Ce n'est absolument pas un problème de mauvaise gestion de notre part, mais une dérive dans le transfert des charges"
Jean-Louis Gout : Laurent Wauquiez a fait allusion à la responsabilité des présidents d’université dans ces difficultés budgétaires [en évoquant les
"efforts de gestion" nécessaires], alors que ce n'est absolument pas un problème de mauvaise gestion de notre part mais une dérive dans le transfert des charges aux universités, sans que
les moyens ne suivent.
Il faut réajuster notre masse salariale à la hausse : elle a progressé avec les promotions des enseignants-chercheurs, qui dépendent pour moitié du CNU, avec les augmentations de primes décidées
par l’Etat, par exemple récemment pour certains personnels Biatoss, ou encore avec l’augmentation des cotisations employeurs pour les transports. L’autonomie a enfin donné lieu à un transfert de
compétences pour lesquels nous sommes obligés de recruter des personnels.
Université Bretagne-Sud
Budget consolidé 2012 : 67 millions d’€
Dont masse salariale des titulaires : 42 millions d’€
Ce qui manque : 1,1 millions d’€
Université de Pau et des pays de l'Adour
Budget consolidé 2012 : 105 millions d’€
Dont masse salariale des titulaires : 65 millions d’€
Ce qui manque : 2 millions d’€
Moins de deux ans après son passage à l'autonomie, l'Université de Bretagne-Sud tremble sur ses
bases. La direction n'arrive plus à faire face à sa masse salariale. Et annonce le gel d'une vingtaine de postes en 2012 et la fermeture probable de formations.
À peine autonome et déjà en crise! À l'Université de Bretagne-Sud, passée sous le régime de l'autonomie en janvier2010, les finances sont dans le rouge. Et le moral au plus bas. L'information a été dévoilée par la présidence de l'UBS, à la suite d'une réunion de l'équipe de direction, lundi dernier. En cause: l'université n'arrive plus à faire face au surcoût de sa masse salariale. Un mal budgétaire qui ronge bien d'autres sites en France. Mais qui prend des proportions inquiétantes dans le Morbihan, en raison d'un budget déjà très serré.
Un dépassement de 250.000 €
«On vit une crise systémique», dénonce Olivier Sire, le président de l'UBS qui pointe du doigt les effets néfastes de la loi LRU, portant sur l'organisation de la nouvelle université. À l'origine de ce raté budgétaire, les changements d'indices et des avancements de carrière du personnel réalisés par l'université. Cette procédure réglementaire a eu pour effet mécanique d'augmenter les dépenses salariales. Or, les moyens accordés par le ministère sont restés les mêmes qu'en 2010. Dans le cas de l'UBS, la facture est estimée à 250.000€ de surcoût. Une somme qui manque à l'appel pour boucler un budget de 67M€ dont 41M€ consacrés à la masse salariale (près de 900 emplois). La faute à qui? «Pas à l'université, tranche Olivier Sire, le président de l'UBS. Nous n'avons fait qu'appliquer la loi. Depuis mars, nous avons alerté notre tutelle des risques de dérapage. La ministre Valérie Pécresse m'avait promis une réponse rapide. Depuis son départ, j'attends toujours. On joue avec nos nerfs».
«Le ministère nous lâche»
Pour le président de l'UBS, la gestion de l'université n'est pas en cause. La défaillance serait du côté de l'État, coupable à ses yeux «de nous lâcher au milieu du gué alors que les équipes mettaient la dernière main au projet d'établissement pour les cinq années à venir. Comment voulez-vous bâtir une stratégie et attirer de nouveaux chercheurs quand tous les services sont rabotés en postes?». La situation est d'autant plus préoccupante que l'UBS, contrainte de geler une vingtaine de postes, devait déjà faire face aux 144 emplois manquants depuis la réforme. Le ministère avait bien mis en face de chaque emploi une dotation de 25.000€. Une gageure, selon le président, qui évalue l'embauche d'un contractuel à 42.000 € par an et celui d'un professeur à 90.000 €.
«Le personnel désespéré»
À l'UBS, la pilule ne passe pas. Et l'examen de la loi de finances2012, «sous-dotée en moyens», fait craindre le pire pour une université qui a franchi la barre des 8.500 étudiants à la rentrée. Sans aide de l'État, l'établissement s'imagine déjà réduire la voilure et fermer des formations. «On va remettre en cause l'investissement des enseignants-chercheurs et notre travail sur l'insertion professionnelle. L'UBS était déjà à flux tendu. Il y a désormais beaucoup de désespoir sur les visages», met en garde Olivier Sire qui attend avec impatience un signe du ministère. Hier, Gwendal Rouillard, le député de Lorient, a interpellé le ministre sur une situation qu'il juge «préoccupante. C'est l'avenir de nos enfants et de nos territoires qui est en danger. Il y a, aujourd'hui, un risque réel d'asphyxie des universités».
Régis Nescop
·
Source : http://lorient.letelegramme.com/local/morbihan/lorient/ville/deficit-l-ubs-tire-la-sonnette-d-alarme-19-10-2011-1469658.phpR
Pétition : Sanctionner des élèves qui soutiennent une grève est indigne !
clic ici http://www.lapetition.be/en-ligne/Pour-le-maintien-de-l-emploi-industriel-et-de-l-activite-a-FRALIB-Gemenos-8938.html
HABITANTS DE MARSEILLE ET DU DEPARTEMENT,
L’EAU DU ROBINET
C’EST NOUS QUI LA BUVONS C'EST NOUS QUI LA PAYONS
NOUS AVONS LE DROIT DE SAVOIR ! NOUS AVONS LE DROIT DE CHOISIR