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 tous les mardis 
de 8h30 à 12h30

Brèves de la CGT

Fralib
Unilever accepte de reprendre les négociations ››› Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a annoncé vendredi, lors de sa visite aux salariés qui occupent l’usine Fralib de Gémenos, menacée de fermeture, que le groupe Unilever acceptait de reprendre les négociations. Il a nommé un médiateur pour étudier les possibilités de reprise, dont celle que proposent les salariés. Unilever s’est, de son côté, engagé à ne pas déménager les machines du site tant que ces discussions seront en cours, (...)
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Justice
Le plan social de Leader Price annulé ›››

Le Tribunal de grande instance de Créteil a annulé un plan social chez Leader Price, l’enseigne discount, filiale du groupe Casino, qui prévoyait la fermeture de dix magasins et la suppression de 87 emplois. Dans le jugement daté du 22 mai, le tribunal constate « l’absence de motif économique à la procédure de licenciement collectif mis en œuvre par les sociétés intervenantes appartenant à l’UES Leader Price » et « annule la procédure de licenciement (...)
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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /Déc /2009 00:48

Espagne: occupation de la bibliothèque d'une des universités de Barcelone par 300 étudiants (en attente d'informations complémentaires)


Irlande: Les étudiants irlandais entre dans le mouvement, avec l'occupation de la bibliothèque de la fac de Dublin (en attente d'informations complémentaires)


États-Unis :

carte du mouvement américain


Grande Bretagne (UK) :

free-education.org.uk, 30/11/09:

http://www.free-education.org.uk/?p=652#more-652

Sheffield, Newcastle, Cambridge, Manchester Met, London: student resistance to fees and cuts spreads…

Solidarité avec les étudiant·e·s en lutte en Suisse et en Europe

Université de Bâle occupée

En Autriche et en Allemagne, depuis plusieurs semaines, un large mouvement étudiant s’est constitué contre les effets néfastes des réformes de Bologne, décuplés par un contexte de crise économique, d’explosion du chômage des jeunes  et de précarisation des conditions d’étude. La scolarisation accrue introduite par les réformes de Bologne (listes de présence au cours, contrôles continus, semestrialisation, etc.) devient de plus en plus difficilement conciliable avec la nécessité de travailler pour vivre et financer ses études : une réalité qui touche près de 80% des étudiant·e·s en Suisse.

Les étudiant·e·s des principales universités de Suisse (Zurich, Berne, Genève, Bâle, Lausanne) se sont associés au mouvement pour exiger notamment la suppression des taxes d’étude (que le Conseil d’Etat zurichois à majorité de droite veut par exemple doubler, les faisant passer à 1500 francs par semestre !), la suppression des listes de présence, l’extension des bourses d’étude et des investissements dans les logements subventionnés pour faire face à la pénurie qui frappe les grandes villes suisses. Les étudiant·e·s dénoncent également la soumission de l’enseignement supérieur aux diktats du marché, qui tend à faire passer à la trappe toutes les disciplines jugées non rentables par les employeurs…

solidaritéS soutient pleinement ce mouvement et appelle les gouvernements cantonaux et le Conseil fédéral à prendre des mesures indispensables pour répondre aux inquiétudes légitimes des étudiant·e·s face à la précarisation de leurs conditions d’étude et à des perspectives d’avenir de plus en plus incertaines : suppression des taxes d’étude, extension massive des bourses d’études, retour d’une liberté académique pleine et entière, soutien au logements subventionnés, retrait de la révision de la loi sur l’assurance chômage qui constitue une attaque scandaleuse contre les jeunes chômeur·euses, etc.

Par ailleurs, solidaritéS dénonce les intimidations inacceptables du rectorat des universités de Berne et Zurich qui menace les étudiant·e·s de leur envoyer la police s’ils ne cessent pas leur mouvement.


solidaritéS-Vaud


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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /Déc /2009 00:40

Le syndicat CGT de l'Université de Provence incite vivement tous les non-titulaires à répondre à cette enquête.

Communiqué de presse :

Le 20 octobre 2009, l'intersyndicale de l'enseignement supérieur et de la recherche a lancé une grande enquête en ligne (voir le site: www.precarite-esr.org) sur l'emploi précaire dans l'enseignement supérieur et la recherche publique en France. En un mois, près de 4000 personnes ont répondu à ce questionnaire.


Les organisations signataires appellent tous les collègues en situation de précarité qui n'ont pas encore répondu à ce questionnaire, à le faire avant le 18 décembre 2009. Les analyses complètes seront rendues publiques à la mi janvier 2010. L'intersyndicale prendra les décisions nécessaires pour organiser la bataille pour l'emploi et la résorption de la précarité.


Le dépouillement partiel des 3200 premiers questionnaires apporte des informations importantes, certes provisoires, sur la situation des personnels en situation précaire. Qui sont les précaires ayant répondu à l'enquête ? Dans la recherche et l'enseignement supérieur, les précaires, si notre enquête est représentative de la population des précaires, sont en majorité des femmes (59%). des trentenaires (38% ont moins de 30 ans sans les doctorants, la moitié avec les doctorants). Une minorité importante (16%) est constituée de quadragénaires et de quinquagénaires, parmi lesquels les femmes sont fortement surreprésentées (70%).


Les précaires qui ont répondu au questionnaire appartiennent surtout aux Sciences Humaines et Sociales et aux Sciences de la Vie.

On observe de fortes disparités des niveaux de rémunérations. Elles s'expliquent par la persistance du travail gratuit, seuls les post doc perçoivent des salaires supérieurs à 1500 euros mensuels.


Pour assurer leur subsistance en attendant un emploi stable, les précaires doivent enchaîner les contrats (54% des répondants ont déjà signé 3 contrats et plus, dont 15% plus de 5 contrats) entrecoupés de période de chômage parfois longues (87% des répondants ont connu des périodes de chômage, et pour 33% celui-ci a duré 6 mois et plus). La majorité des répondants déclarent souhaiter continuer à travailler dans l'enseignement supérieur ou la recherche (63%) et seuls 8% disent ne pas le souhaiter du tout, les autres hésitant à se prononcer. Toutefois, seule une petite minorité pense accéder à un statut de fonctionnaire (22%) et 38% pensent que ce statut ne leur est pas accessible.


Se dégagent ainsi de véritables carrières précaires, toujours ponctuées d'un manque de confiance dans l'avenir, d'un discours sur l'usure et sur les renoncements en termes d'installation (familiale, immobilière, etc.) qu'elles produisent. De telles précisions font écho aux réalités objectives saisies au travers des questions fermées du questionnaire et restituent les parcours individuels de précarité.


Ils attendent de leurs collègues et de leurs syndicats une reconnaissance de leur apport aux collectifs de travail de l'enseignement supérieur et de la recherche. Ils demandent qu'ils se battent pour obtenir des emplois de titulaires.


SNTRS-CGT, FERC-SUP CGT, CGT-INRA, CGT-IFREMER
SNCS-FSU, SNESUP-FSU, SNASUB-FSU, SNEP-FSU, SNETAP-FSU
SGEN-CFDT Recherche EPST
SUP'RECHERCHE-UNSA, SNPTES-UNSA
CFTC-Recherche
SUD Education, SUD Recherche EPST, SUD Etudiant
UNEF
SLR
SLU


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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /Déc /2009 00:22

Le modèle humboldtien reste au coeur des débats sur l’Université en Allemagne

Par Thomas Hippler · 27 novembre 2009 ·

 

Université de Berlin | Photo Yoann B FlickrNovembre 2009 : la deuxième grève étudiante de cette année secoue les universités allemandes et pour la deuxième fois les problèmes liés aux réformes de Bologne sont au centre de l’agitation. Et pourtant, cette grève est différe

nte de toutes celles qui l’ont précédée : cette  fois-ci, tout le monde est d’accord avec les revendications étudiantes. Les professeurs, les présidents des universités, la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche et même Angela Merkel ; tout le monde partage l’avis des étudiants selon lesquels les maquettes sont surchargées et

 

l’organisation des études universitaires est devenue trop « scolaire », verschult.

Les études trop scolaires ? Plus personne ne semble encore se revendiquer ouvertement du modèle humboldtien, tant le réformateur libéral est devenu la bête noire de toutes les réformes néolibérales qui ébranlent le monde académique actuellement en Europe. Et pourtant, le mot d’ordre contre une université trop « scolaire » laisse apparaître à quel point l’énigmatique « modèle humboldtien » continue à structurer les débats.

 

 

Qui est Humboldt et quel est son modèle ?

Wilhelm von Humboldt, frère d’Alexander, naturaliste et explorateur en Amérique latine, fut un linguiste de talent et un fonctionnaire peu zélé. Après un long séjour à Paris autour de 1800, il accède à un poste en accord avec son manque d’ambition bureaucratique et est nommé ambassadeur prussien auprès d’un saint-siège entièrement dépendant de la politique française.


Début 1809 pourtant, le chancelier réformateur Stein met fin à la dolce vita romaine en faisant nommer Humboldt directeur de la « section du culte et de l’enseignement public ». Mécontent de ne pas avoir obtenu le rang de ministre et de ne pas avoir pu réaliser l’ensemble de ses idées, Humboldt démissionnera seize mois plus tard, non sans avoir entamé des réformes essentielles : la création de l’Abitur, l’équivalent du baccalauréat, un examen d’aptitude pour les professeurs, un curriculum pour les études secondaires et la fondation de l’Université de Berlin qui porte aujourd’hui son nom.


Dans un mémoire administratif, Humboldt avait esquissé ses idées pour « l’organisation interne et externe des établissements d’enseignement supérieur à Berlin ». Il y explique la différence fondamentale qui doit séparer le savoir universitaire du savoir scolaire : l’école transmet des connaissances fixes et immuables, tandis que l’université doit entretenir un rapport « problématique » au savoir. Tout savoir scientifique est soumis au mouvement de la recherche, il est instable et provisoire.


D’où, l’autre idée-phare, celle d’unité de l’enseignement et de la recherche, qui implique non seulement que les enseignants du supérieur doivent être des chercheurs, mais que les étudiants doivent être considérés non pas comme des élèves auxquels il faut inculquer un certain nombre de connaissances, mais comme des intellectualités capables de participer au mouvement de la recherche. Plutôt que des connaissances qui pourraient faire l’objet d’un examen, l’université doit transmettre un ethos, une certaine attitude intellectuelle et morale selon laquelle il faut « toujours rester en train de chercher ».


Ce mémoire est resté littérature grise pendant près d’un siècle, mais depuis sa publication en 1900 il est considéré comme le document-clé du modèle humboldtien, ou, doit-on dire, du « mythe humboldtien ». L’historienne Sylvia Paletschek a montré comment ce que nous appelons le « modèle humboldtien » a été inventé au début du XXe siècle et constamment réinventé depuis.


La référence à « Humboldt » a servi à justifier le fonctionnement mandarinal de l’Ordinarienuniversität et il est invoqué par les étudiants pour contester ces mêmes structures. Garant de l’unité de la recherche et de l’enseignement, Humboldt  a justifié la construction de grandes structures de recherche en dehors des universités.


Mais ce sont surtout les groupes de pression pro-Bologne, tel le très influent Centrum für Hochschulentwicklung de la fondation Berthelsmann, qui ont réussi à discréditer l’héritage du grand réformateur comme une idéologie qui n’a que trop longtemps servi aux professeurs pour négliger l’enseignement au profit de la recherche et la nécessaire professionnalisation des étudiants au profit de la poursuite de leurs intérêts particuliers.


Adepte du libéralisme, l’auteur de l’Essai sur les limites de l’action de l’État a toujours voulu limiter au maximum l’influence de l’État sur les universités, non pour les soumettre dorénavant aux forces du marché et du marché du travail, mais pour créer un espace social où la recherche la plus désintéressée et le libre développement des personnalités peuvent avoir lieu.


Par un étrange retournement des choses, le libéralisme du modèle humboldtien est devenu la cible privilégiée des attaques néolibérales, tandis que les défenseurs d’un modèle humboldtien revendiquent aujourd’hui un rôle plus actif de l’État en faveur de l’enseignement et de la recherche. À l’heure du bicentenaire de l’Université Humboldt de Berlin, le modèle de son fondateur serait à réinventer – comme il n’a cessé de l’être depuis deux siècles.


Source : Le Mensuel.net


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