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Unilever accepte de reprendre les négociations ››› Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a annoncé vendredi, lors de sa visite aux salariés qui occupent l’usine Fralib de Gémenos, menacée de fermeture, que le groupe Unilever acceptait de reprendre les négociations. Il a nommé un médiateur pour étudier les possibilités de reprise, dont celle que proposent les salariés. Unilever s’est, de son côté, engagé à ne pas déménager les machines du site tant que ces discussions seront en cours, (...)
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Le Tribunal de grande instance de Créteil a annulé un plan social chez Leader Price, l’enseigne discount, filiale du groupe Casino, qui prévoyait la fermeture de dix magasins et la suppression de 87 emplois. Dans le jugement daté du 22 mai, le tribunal constate « l’absence de motif économique à la procédure de licenciement collectif mis en œuvre par les sociétés intervenantes appartenant à l’UES Leader Price » et « annule la procédure de licenciement (...)
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Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /Jan /2010 19:59

Le 15 janvier, un communiqué de l'Elysée fait état de la rencontre de Nicolas Sarkozy avec quinze présidents d'universités « autonomes » françaises. L'entretien a porté, notamment, sur les « simplifications des procédures administratives auxquelles il faut désormais procéder ». En clair, un renforcement des pouvoirs discrétionnaires des coupoles. Le 15 janvier également, The Boston Globe rappelle, à l'occasion de la désignation d'un nouveau « chief risk officer » par l'Université de Harvard, que cette université a perdu 11 milliards de dollars US en fonds propres capitalisés et 1.8 milliards en liquidités. Une illustration particulièrement parlante de la crise du système universitaire que l'on cherche à instaurer en France depuis 2007. Mais la situation chez nous est d'ores et déjà autrement plus grave qu'aux Etats-Unis. Notamment, par la stratégie de démolition et de privatisation desorganismes publics de recherche comme le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et par le poids accordé aux intérêts privés dans la définition même de structures comme l'Agence Nationale de la Recherche (ANR) et l'Agence d'Evaluation de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur (AERES) qui se substituent progressivement aux instances statutaires du CNRS et de l'ensemble des établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST).


Le même jour, un article de Marianne intitulé : « Facs : Pécresse préfère-t-elle la Bourse aux boursiers? » évoque  notamment des déclarations, qui se veulent rassurantes, de responsables universitaires  français à propos de la future gestion du patrimoine des universités « autonomes ». Mais quelle peut être la crédibilité de ce genre de déclarations, dans le contexte actuel où un nouveausystème se met en place ? C'est bien le système, qui a été à l'origine de la crise universitaire aux Etats-Unis.                                                                                               

Alors que Le Figaro relève que, pour le président de la Conférence des Présidents d'Universités (CPU), « la vraie logique de l'autonomie c'est aussi de laisser l'université autonome décider de son fonctionnement », l'Elysée diffuse le communiqué suivant : http://www.elysee.fr/documents/index.php?lang=fr&mode...

 

Communiqué suite à la rencontre avec les quinze présidents d'universités autonomes

Le Président de la République a longuement reçu ce matin quinze présidents d'universités autonomes. L'entretien, très direct, s'est déroulé dans une excellente ambiance et a permis de faire un tour d'horizon complet de la mise en place de la réforme des universités, lancée en 2007 à travers la loi LRU.
Les présidents d'université ont évoqué les simplifications des procédures administratives auxquelles il faut désormais procéder pour que les universités et leurs personnels puissent consacrer toute leur énergie à la mise en place de projets stratégiques novateurs.
Tous ont fait part de leur volonté d'avancer rapidement sur le dossier de la propriété du patrimoine.
La plupart des présidents présents ont aussi manifesté leur accord pour accroître le rôle des personnalités qualifiées au sein de leurs conseils d'administration.
Le Président de la République leur a renouvelé son engagement à faire avancer sans faiblesse la réforme des universités, qu'il considère comme une réforme majeure pour l'avenir du pays. Il leur a indiqué qu'il était entièrement ouvert à leurs propositions, qu'il n'y avait pas de tabous ni de questions fermées. Il leur a assuré que les choix des projets financés par le grand emprunt étaient ouverts. Le chef de l’Etat a souhaité sur ce dossier que les choses aillent vite dès que le Parlement se sera prononcé et il veut que les premiers projets soient sélectionnés avant la fin de l'année.

 (fin du communiqué de l'Elysée du 15 janvier)

 

Le gouvernement a promis des règles de gestion très prudentes pour les patrimoines universitaires de droit privé qui seront artificiellement constitués avec l'argent du « grand emprunt ». Mais la réalité est que, dès lors que l'on rentre dans la logique des universités « autonomes » avec des fonds propres capitalisés (endowments), des « pouvoirs forts », de la concurrence... rien ne pourra protéger la gestion des universités françaises.


C'est la logique du système, qui conduira inévitablement à des crises comme celle que connaissent actuellement les universités des Etats-Unis. Mais la situation est pire en France, comme le met en évidence le critère de « pertinence économique par rapport aux entreprises » affiché par l'ANR pour le financement des programmes de recherche. Voir nos articles :

MDRGF, CNRS et "pertinence économique pour les entreprises"

CNRS, "valorisation" et privatisation de la recherche publique

Nicolas Sarkozy et les universités "autonomes" (I)

Un problème essentiel, directement liée à la gestion des établissements et des moyens, est celui de l'indépendance des scientifiques par rapport aux intérêts privés. Or, les actuels « décideurs » français entreprennent de démanteler des organismes publics de recherche comme le CNRS, alors que Barack Obama préserve et renforce leurs équivalents aux Etats-Unis.

 

Le même type de problèmes se pose en ce qui concerne l'évaluation. Sur son site, l'AERES se définit ainsi :

http://www.aeres-evaluation.fr/-Presentation-

Installée en mars 2007, l’AERES est une autorité administrative indépendante (AAI). Elle réalise l’évaluation des établissements et des organismes, des unités de recherche, des formations et des diplômes de l’enseignement supérieur, dans une approche intégrée qui fait son originalité. (fin de citation)

L'AERES pratique une évaluation bibliométrique, basée sur les publications dans des revues privées et payantes classées d'après leur influence. Le fichage « managérial » et lobbiste se substitue ainsi à l'évaluation scientifique circonstanciée.

D'autant plus, que la crise financière des universités US est intervenue quelques années après la crise scientifique des résultats faux ou falsifiés publiés dans les revues dites « avec comité de lecture » les plus « prestigieuses ». Voir notre article : Hwang Woo-Suk, le lobbying et la fraude scientifique (I)

Si les revues papier payantes étaient indispensables à la diffusion des articles scientifiques il y a encore quelques décennies (mais la circulation des preprints les court-circuitait déjà dans l'après-guerre), à présent la situation a complètement changé.


Les archives électroniques de publication immédiate et d'accès gratuit permettent de nos jours une circulation bien plus efficace des résultats scientifiques. Avec, de surcroît, la possibilité pour l'auteur d'ajouter à tout moment une nouvelle version, révisée ou élargie, de son article.


Rien, dans ce début du XXI siècle, ne justifie le maintien de la traditionnelle marchandisation de la diffusion des résultats scientifiques. Encore moins, la mise en place d'une évaluation basée sur cette marchandisation.

 

Globalement, le système universitaire et de recherche français évolue très rapidement vers un « tout privé » dont le contrôle effectif, à terme, ne pourra appartenir qu'aux milieux financiers et aux grandes multinationales. Quelques coupoles influentes en seront bénéficiaires, mais pas le pays dans son ensemble.


L'Union Européenne suit la même évolution depuis l'adoption de la stratégie de Lisbonne en mars 2000. Le processus de Bologne contribue également à cette démolition du secteur public de l'éducation et de la recherche, que les négociations en vue de la création de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) avaient commencé à préparer déjà dans les années 1980.


En revanche, jamais un tel pas n'a été franchi aux Etats-Unis, où la recherche fédérale continue à jouer un rôle dirigeant et a vu sa situation renforcée encore en 2009. A différence de l'évolution récente des pays de l'Europe occidentale, l'Etat US préserve son rôle dirigeant et celui de ses organismes publics.


Dans l'après-guerre, la France a mis en place un système universitaire et de recherche reprenant les aspects les plus positifs de son équivalent US. Si les institutions des Etats-Unis avaient dû s'adapter à l'existence de longue date de très puissantes universités privées, une telle contrainte n'existait pas chez nous. A présent, Nicolas Sarkozy et Valérie Pécresse s'emploient à détruire, au nom d'une prétendue « modernité », un système institutionnel français qui en réalité était plus moderne que son homologue d'outre-Atlantique.

Source : Blog de Sciences 21

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Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /Jan /2010 19:53

Le 14 janvier, une note de l'Elysée annonce que Nicolas Sarkozy recevra demain quinze présidents d’universités « autonomes », afin de « suivre au plus près la mise en œuvre de l'autonomie et la réforme des universités ». Au même moment, le Boston Business Journal fait état d'un projet de vente de terres pour une valeur possible de 32 millions de dollars US de la part de l'Université de Harvard, durement touchée par la crise des universités et des établissements scolaires aux Etats-Unis. L'Université de Harvard projeterait d'émettre des obligations pour un montant total de 480 millions de dollars pour faire face aux difficultés financières liées à ses pertes récentes. Alors que la PDGisation programmée du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) semble devoir se concrétiser très prochainement avec la nomination d'un nouveau président, les instances dirigeants françaises semblent décidées à ne tirer aucune conséquence de la crise survenue outre-Atlantique. Raison de plus pour pousuivre l'examen des déclarations récentes de Nicolas Sarkozy lors des « vœux au monde de l’éducation et de la recherche » présentés lundi au Plateau de Saclay.

 Lundi dernier, Nicolas Sarkozy a justifié la mise en cause du rôle du CNRS et des autres établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST) par un argument dont, pour le moins, la logique ne paraît guère évidente :

« Pendant des décennies, le CNRS et les grands organismes de recherche ont brillamment rempli la mission que la Nation leur avait confiée. (...) Mais dans le monde moderne, les applications de la science ont une valeur de plus en plus forte pour le développement économique et la croissance. La France ne peut se tenir en retrait de cette évolution, car il en va de sa capacité à rester une grande puissance. »

L'importance des « applications de la science » (sic!) serait-elle donc une nouveauté de la période récente ???

C'est précisément pour veiller à la cohérence de sa politique en matière scientifique et technologique à l'échelle fédérale que, depuis des décennies, la « grande puissance » US préserve et renforce les organismes publics de recherche des Etats-Unis équivalents du CNRS et des autres EPST français.

Et si telles sont les « applications de la science », pourquoi a-t-on délocalisé pendant deux décennies la recherche et la haute technologie, et pourquoi un tel processus se poursuit-il encore ?

Pourquoi cette politique de précarisation du travail de chercheur, poursuivie en France depuis les années 1980 et qui n'a cessé de s'aggraver après les élections de mai 2007 ?

 

Mais ce n'est pas tout. Dans nos articles :

Coordination Nationale des Universités : un calendrier pour janvier 2010

CNRS, "valorisation" et privatisation de la recherche publique
nous avions entrepris d'analyser le discours de Nicolas Sarkozy du 11 janvier sur l'éducation et la recherche. Nous nous proposons ici de poursuivre cette analyse par les extraits qui suivent de la même intervention (source : site de l'Elysée) :
http://www.elysee.fr/documents/index.php?lang=fr&mode...

(...)

... Aujourd’hui, la filière scientifique concentre la très grande majorité des meilleurs élèves, mais elle se révèle incapable de former le nombre de scientifiques dont notre pays a besoin. On doit être dans la filière sciences parce qu’on a envie de faire des sciences, pas parce que c’est la filière où les bons élèves se trouvent, sacrifiant ainsi la moitié de ceux qui n’y sont pas. Ce n’est pas possible de continuer comme cela. La plupart des élèves qui s’y inscrivent aujourd’hui ne s’orientent pas ensuite vers les formations scientifiques. La filière science doit redevenir une véritable filière scientifique et, ainsi, enrayer la désaffection pour les sciences que j’évoquais il y a un instant.

(...)

Mesdames et Messieurs, le constat était partagé par tous : l’organisation de notre enseignement supérieur n’était pas à la mesure des enjeux qui sont ceux du XXIème siècle. Le malaise était profond, il venait de loin et ne pouvait se résumer à une demande de moyens supplémentaires. Même si les moyens manquaient, ce n’était pas le seul problème. C’est bien le manque de réformes, différées depuis des années, qui sclérosait progressivement l’université et la recherche françaises. Car si elles restaient encore aussi performantes, malgré les rigidités et les pesanteurs qui les entravaient, nous le devions à l’engagement et au talent de ceux qui y travaillent, les enseignants-chercheurs, les personnels administratifs et techniques.

(...)

Le retour aux priorités du savoir, voici l’objectif qui a présidé à la mise en oeuvre de la loi relative aux Libertés et aux Responsabilité des Universités (LRU), entrée en vigueur grâce au travail très remarquable de Valérie PECRESSE. Eh bien les universités françaises sont aujourd’hui autonomes, enfin ! Y a-t-il un seul pays où les universités réussissent sans l’autonomie, sans la liberté de se gouverner, la capacité de se gérer elles-mêmes, pour servir au mieux leurs projets d’enseignement et de recherche ? (...)

Certains redoutaient que les présidents d’université ne disposent d’un pouvoir excessif ; d’autres agitaient la menace d’universités livrées aux intérêts privés ; d’autres enfin prophétisaient que les humanités et les sciences sociales seraient marginalisées.

Deux ans et demi après, ces inquiétudes se sont révélées sans fondement. (...)

Les Présidents d’universités et leurs conseils d’administration ont compris tous les avantages que leurs universités pouvaient retirer de cette autonomie : souplesse dans la gestion, liberté de faire des choix mieux adaptés à l’environnement, meilleure réponse aux attentes des étudiants, liberté de créer des emplois, - oui, de créer des emplois, comme ont pu le faire un certain nombre d'universités avisées -, possibilité de mieux rémunérer les personnels scientifiques et administratifs.

(...)

Comme l’ont récemment suggéré un certain nombre de responsables universitaires, je trouve par exemple qu’il n’est pas normal que tous les membres des conseils d'administration d’universités autonomes, y compris les personnalités extérieures, ne puissent participer à cet acte décisif qu'est l’élection du président d’université.

 (fin des extraits du discours de Nicolas Sarkozy du 11 janvier 2010)

 

Un premier constat nous semble d'imposer. Nicolas Sarkozy ignore systématiquement, entre autres :

i) le rôle des filières « gestionnaires », et de leur hégémonie professionelle et sociale imposée par le système en place, dans le prétendu « découragement » des étudiants par rapport aux filières scientifiques ;

ii) les conséquences de deux décennies de délocalisations de l'industrie, de la recherche et de la haute technologie ;

iii) les conséquences tout aussi destructrices de la marchandisation de l'éducation, contre lesquelles Barack Obama tente actuellement de réagir aux Etats-Unis ;

iv) idem en ce qui concerne la stratégie de dumping social et de « grand marché de la main d'oeuvre intellectuelle » à l'échelle européenne et planétaire ;

v) la crise actuelle des établissements universitaires et scolaires des Etats-Unis, à cause précisément de leur tant vantée « autonomie » (Harvard étant une université privée), de leur situation de concurrence et de leur gestion par des coupoles en cercle restreint.


Ce sont précisément des opérations décidées par un président au sein d'un petit groupe de responsables, qui se trouvent à l'origine de pertes financières d'une gravité sans précédent subies par l'Université de Harvard. Voir, par exemple, l'article du Boston Globe du 29 novembre  « Harvard ignored warnings about investments », avec le sous-titre « Advisers told Summers, others not to put so much cash in market ; losses hit $1.8b » :
http://www.boston.com/news/education/higher/articles/2009...
ainsi que notre article :
L'avenir du CNRS et la « réforme » de Sarkozy et Pécresse (II)

De même, le discours présidentiel écarte les critiques d'un revers de la main, mais il n'explique pas, par exemple, comment des universités « autonomes » pourront-elles échapper à l'emprise des intérêts privés. Alors que :

i) les financements de l'Agence Nationale de la Recherche (ANR) sont attribués d'après « la pertinence économique par rapport aux entreprises » ;

ii) une communication du dernier Conseil des Ministres concernant la « valorisation » confirme une politique visant à imposer à la recherche publique un partenariat avec le secteur privé pour l'obtention de crédits et d'autres avantages ;

iii) les priorités du « grand emprunt » pointent dans la même direction.

D'emblée, le discours de Nicolas Sarkozy évacue systématiquement du débat toute possible divergence entre l'intérêt général et les intérêts individuels ou lobbistes de ce que son gouvernement appelle « les entreprises » et qui, dans la pratique, constitue une réalisation fidèle des intérêts des milieux financiers et des grandes multinationales. Mais, précisément, ces divergences d'intérêts jouent un rôle essentiel dans la société du XXI siècle. La pollution industrielle, et ses conséquences pour la santé ou l'environnement, n'étant qu'un exemple bien connu de ces contradictions.

En particulier, la nécessité imposée de travailler avec le secteur privé entraînera, pour les chercheurs des établissements publics, l'impossibilité d'une démarche thématique et d'une publication de résultats susceptibles de heurter des intérêts privés influents.

Et quels seront les intérêts privés impliqués dans les opérations immobilières et de toute autre nature que financeront le « grand emprunt » et l'Opération Campus ?

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Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /Jan /2010 16:37

http://www.legrandsoir.info/images/image005.jpgUn agent CGT d'ERDF-GRDF menacé de mise à pied pour avoir revendiqué le rétablissement de l'électricité à des Rmistes

AP | 15.01.2010 | 12:13

 

Un agent toulousain de l'Unité clients fournisseurs d'ERDF-GRDF Midi-Pyrénées est menacé d'un mois de mise à pied pour avoir revendiqué au nom de la CGT Energie Midi-Pyrénées le rétablissement de l'électricité à un couple de Rmistes et leur petite fille de deux ans. Une centaine de personnes, agents et militants associatifs, se sont mobilisées vendredi matin en soutien au syndicaliste convoqué par sa direction.


Dominique Liot, monteur branchement chez ERDF-GRDF Midi-Pyrénées, était convoqué à 8h15 vendredi pour la dernière étape de la procédure disciplinaire engagée contre lui en octobre dernier.


Le délégué du personnel CGT est menacé d'un mois de mise à pied pour avoir revendiqué en avril 2009, au nom de la CGT Energie Midi-Pyrénées, une opération "Robin des Bois" de rétablissement de l'électricité dans une maison squattée par un couple de RMistes et leur petite fille. Une sanction qui devrait être confirmée à l'issue de cette convocation, dans un délai maximum d'un mois.


Cette opération "Robin des Bois" avait été menée durant le conflit qui avait opposé au printemps dernier la direction d'ERDF-GRDF Midi-Pyrénées à certains agents opposés au projet d'externalisation de plusieurs services et de suppressions de sites. A l'issue de ce mouvement de grève, entamé le 26 mars et suspendu 12 mai 2009 et qui s'était soldé par le retrait du projet et l'embauche de 129 personnes, la direction régionale d'ERDF-GRDF avait déclenché plusieurs procédures disciplinaires.


"J'ai participé à une action collective, bien que je n'aie pas posé les fusibles, que j'ai revendiquée publiquement. C'était une action cohérente par rapport au mouvement que nous menions pour la défense du service public et sur le maintien des services de proximité", a déclaré vendredi à l'Associated Press Dominique Liot.


"Au-delà de la procédure qui me touche, se pose la question du droit à l'énergie pour tous. Le fond du problème est de savoir s'il est cohérent qu'un service public coupe l'électricité, y compris en dehors de l'hiver, à des personnes qui doivent choisir entre payer leur facture et donner à manger à leurs enfants", a ajouté M. Liot dont le syndicat demande des tranches tarifaires gratuites pour les plus démunis.


Du côté de la direction de l'Unité clients fournisseurs Midi-Pyrénées Sud, Michel Larronde, en charge de la gestion des ressources humaines, a précisé à l'Associated Press que "l'habitude de la maison n'est pas de communiquer, en interne comme en externe, sur des dossiers individuels".


"Le conflit qui a eu lieu au printemps dernier et qui a été marqué par des destructions dans des bâtiments, des intimidations, des injures à personnes, a généré quelques procédures disciplinaires. Il y en a eu 10 au sein de l'UCF dont celle de cet agent. Mais son dossier n'a rien à voir avec ces actions-là", a ajouté Michel Larronde.

AP


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