
UNIVERSITE DE PROVENCE
Syndicat
CGT FERC-SUP
Université de Provence
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tous les mardis
de 8h30 à 12h30
Le
syndicat CGT de Molex à Villemur-sur-Tarn a écrit une lettre ouverte à Olivier Mazerolle à la suite du débat sur BFM opposant Jean-Luc Mélenchon à Christian Estrosi, ministre de l’Industrie. Lors
du débat que vous avez animé le dimanche 18 décembre 2011, mettant en présence Messieurs Jean-Luc Mélenchon et Christian Estrosi, l’affaire Molex a été évoquée et nous avons été stupéfaits
d’entendre Monsieur Estrosi mettre en cause les salariés et les (...)
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La fédération Cgt Commerce, Distribution, Services prend acte ce jour que trois organisations syndicales ont signé l’accord de fin de conflit
dans la sûreté aéroportuaire. Cette grève d’une ampleur nationale, inédite et exemplaire montre l’exigence des salariés déterminés à vivre décemment. Dans ce secteur d’activités fortement
précarisé, les salariés ont levé la tête malgré les pressions de toutes sortes exercées pendant ce conflit, avec l’appui d’un (...)
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Un an pour repenser diplômes et labos. Après le vote, le 18 décembre, des
principes de la future université unique, les trois universités d'Aix-Marseille ont commencé à plancher sur leur contrat quadriennal 2012-2016 qu'elles doivent signer avec l'Etat. Ce contrat,
dont les premiers éléments doivent être transmis entre l'été et l'automne prochain, sera le premier de la future Aix-Marseille Université (Amu). Il porte à la fois sur l'offre de formation en
licence et en master, les écoles doctorales, les unités de recherche, les relations internationales et la vie étudiante : bref, toute la vie de la fac, qui doit regrouper plus de 70 000
étudiants.
Le chantier adopte le rythme de vie « classique » des universités, mais il reste très ambitieux dans la mesure où
l'université unique doit permettre de rationaliser et de supprimer les doublons. « Cela va surtout porter sur les sciences, l'économie et la gestion, détaille Yvon Berland, président de
l'université de la Méditerranée (Aix-Marseille-II). Mais il y a déjà eu beaucoup d'efforts faits dans ce sens. » Les trois présidents veulent également saisir l'occasion pour multiplier les
formations et labos « transversaux », croisant plusieurs disciplines. « Par exemple, sur le droit de la santé », note Yvon Berland.
Parallèlement, les trois universités vont mettre sur pied cette année la future gouvernance commune, à la fois sur
le plan administratif et sur celui de la formation-recherche. Avant le vote sur les grands principes de la fusion, les principaux syndicats d'enseignants et de personnels administratifs et
techniques ont tiré la sonnette d'alarme. Ils dénoncent « un pilotage par le haut, extrêmement centralisé » et un « renoncement à la gestion démocratique » de l'université, dans le cadre d'un
modèle entrepreunarial. « La démocratie universitaire n'est pas remise en cause, réplique Jean-Paul Caverni, président de l'université de Provence (Aix-Marseille-I). Il y a toujours des
représentants élus dans les instances de décision, le débat continuera d'exister. »
La fusion devrait être effective au 1er janvier 2012 sur le plan de la gouvernance et de la recherche. Les
formations communes, elles, seraient lancées en septembre 2012. Aix-Marseille deviendrait la deuxième fac unifiée de France, après Strasbourg, qui a réalisé début 2009 la fusion de ses trois
facs. Un an après, des difficultés subsistent (lire ci-dessous). « La situation de Strasbourg est différente de la nôtre, estime Jean-Paul Caverni. Les trois universités étaient beaucoup plus
indépendantes les unes des autres. Nous, nous avons déjà plusieurs structures où les personnels viennent des différentes facultés et d'organismes de recherches ».
« Elle est unique, mais elle souffre. » Le bilan dressé par les syndicats enseignants et étudiants, un an après la création de l'Université de Strasbourg (UdS), est sans appel. La fusion des trois universités, Louis-Pasteur, Marc-Bloch et Robert-Schumann, actée le 1er janvier 2009, génère de nombreux dysfonctionnements. Alain Beretz, le président de l'UdS répond aux critiques.
« Des employés à bout » « Le personnel administratif et technique n'arrive plus à faire face à la surcharge de travail. Les arrêts maladie ont doublé. Deux tentatives de suicide ont été avérées. Il faut créer de nouveaux postes », a alerté hier Pascal Maillard du syndicat de l'enseignement supérieur Snesup-FSU.
Le président de l'UdS, Alain Beretz se dit « conscient des difficultés ». « L'autonomie implique de nouvelles responsabilités et donc une surcharge s'explique de travail. Actuellement, nous ne pouvons procéder qu'à des redistributions de postes, précise-t-il. Le recrutement ne sera possible que si l'UdS dispose de nouveaux moyens financiers. Nous espérons fortement bénéficier d'une partie du futur grand emprunt. »
« Des vacataires sans salaires » Selon le syndicat enseignant, « les vacataires et contractuels n'ont pas été payés depuis trois ou six mois. » La direction rétorque avoir rémunéré tous les contractuels : « Concernant les vacataires, il y a eu certains retards mais les problèmes se règlent au cas par cas. »
Des examens non uniformisés « On nous avait promis une uniformisation des modalités d'examen mais chaque UFR a conservé les siennes », regrette Romaric Devidal, sécrétaire général de l'Unef. « C'est un chantier compliqué qui ne se règle pas d'un claquement de doigts, explique Alain Beretz. Chaque université avait ses habitudes. C'est un problème qui existait avant la fusion. »
« Pas de sentiment d'appartenance » « En l'absence d'une unité réelle, peu d'étudiants ont le sentiment d'appartenir à l'UdS », renchérit Romaric Devidal, du syndicat étudiant. « L'effet d'appartenance à une même communauté se met doucement en place, tempère Alain Beretz. Les résultats de la fusion mettront quelques années à s'exprimer. Dans trois ans, une nouvelle maquette de formation sera établie. Mais l'UdS est désormais plus visible en France et à l'étranger. Un cursus dans cette université sera un gage de qualité dans le CV des étudiants. »
Après le fort mouvement des universités l'année dernière, même les plus pessimistes pensaient que les journalistes du Monde, Philippe Jacqué et d'autres, finiraient par comprendre. Qu'ils rédigeraient eux-mêmes leurs articles sans reprendre béatement les slogans gouvernementaux… Au moins pouvait-on souhaiter qu'en cette période de trêve, la rhétorique méprisante et modernisatrice perdrait de sa verve, qu'à minuit un toast serait porté à la santé de la déontologie, bref que de bonnes résolutions seraient prises en cette Saint-Sylvestre 2009. Plus de papiers rédigés à la sauvette, depuis le surplomb confortable que constitue un journal du soir et de référence, mais des articles faisant l'effort d'expliquer, de rendre compte des faits, quitte à maintenir dans un éditorial des commentaires peu amènes sur "le degré de crispation des universités" au moment de "la crise universitaire du printemps 2009" (Le Monde, 5 janvier 2010). Rassurons les journalistes du Monde, à force d'être crispés, les universitaires ont appris à vivre avec les crampes que certaines lectures leur procurent…
Remercions Maryline Baumard et Philippe
Jacqué. Ils n'ont pas mis longtemps à nous détromper. Dès le 1er janvier (édition du 2 janvier), pas de temps à perdre, une nouvelle fois, ils célèbrent l'autonomie des
universités, une véritable "révolution culturelle". Les plus anciens se souviendront que l'éloge avait déjà été fait l'année dernière, au moment des premiers passages aux responsabilités
et compétences élargies. Les mauvaises langues supposent que la prochaine apologie pour janvier 2011 est peut-être déjà écrite… À moins que, pour plaire au président de la République, on ne
décide de resservir le même article, afin de signifier à tous les esprits retors qui auraient le mauvais goût de moquer des discours identiques prononcés à un an d'écart, que si l'histoire ne
repasse pas les plats, Le Monde n'hésite pas à servir la même soupe.
Comme le notent Maryline Baumard et Philippe Jacqué, l'épidémie des responsabilités et compétences élargies (RCE) gagne peu à peu le paysage universitaire. Trente-trois nouvelles universités
accèdent à ce statut en cette année 2010. À y bien réfléchir, mais sans doute est-ce par précaution déontologique, nos deux journalistes auraient dû ajouter, "seulement trente-trois".
Comment comprendre en effet que trente-deux établissements, vraisemblablement crispés, attendent au lieu de choisir cette libération ? Le lecteur attentif sent poindre quelque explication dans le
constat incidemment énoncé. "Très peu d'universités de sciences humaines sont pour l'instant passées aux RCE". Pour quelles raisons ces universités-là demeurent-elles en dehors de la
"révolution culturelle" ? N'est-ce pas leur dernier soubresaut, leur baroud d'honneur avant une capitulation en rase campagne devant la modernité triomphante de l'autonomie ? Mais sans
doute s'agit-il simplement de souligner que certaines universités, toujours les mêmes, sont à la remorque des autres, toujours les mêmes, par pusillanimité ou par impréparation ("soit parce
qu'elles ne l'ont pas encore demandé, soit parce qu'elles ne l'ont pas obtenue").
Cette hypothèse est toutefois malmenée dans la chute choisie par les journalistes. "Il leur reste jusqu'au 1er janvier 2012 pour s'y préparer. Deux ans pour que, selon l'expression
de Valérie Pécresse, ‘l'expérience donne envie aux autres’". Malmenée (pourquoi donc n'en auraient-elles pas envie ?), mais sans que le lecteur puisse en savoir plus. Pourtant, les
mérites des responsabilités et compétences élargies ne peuvent que faire envie si on s'en tient à la présentation de Maryline Baumard et Philippe Jacqué : un budget triplé, un recrutement plus
souple, une plus grande liberté pour les rémunérations, plus généralement une amélioration du quotidien des personnels, apparition de manne grâce à une gestion plus serrée, qui dit mieux ? Si le
lecteur informé y ajoute les milliards du grand emprunt, il ne peut que fustiger le mouvement de l'année dernière et, incidemment, les universités de sciences humaines et sociales qui rechignent.
Le plus modéré, on l'imagine fin lettré car, après tout, il lit Le Monde, s'en tiendra à une spirituelle allusion persane et s'étonnera : comment peut-on être contre ? N'en déplaisent à
Maryline Baumard et Philippe Jacqué, les responsabilités et les compétences élargies ne font pourtant pas envie à tous les universitaires. Et nul besoin de chercher des arguments spécieux. La
simple lecture de l'article suffit.
– Un budget triplé ? C'est un jeu d'écriture puisque il s'agit de l'intégration de la masse salariale au budget de l'université. En revanche, s'il est sûr que "nos établissements ont appris à
gérer" aux dires de Lionel Collet, président de Lyon 1 et de la Conférence des Présidents d'Université, rien n'est dit sur le surcoût de cette autonomie, ne serait-ce qu'en terme de
personnels (renforcement des services financiers, de la direction des ressources humaines…). Surcoûts, alors même que cette "révolution culturelle" se fait à moyen humain constant
puisqu'il n'y a pas de création de postes.
– Un recrutement plus souple ? Foutaise, car les postes au fil de l'eau sont une réalité pour toutes les universités,
tout comme les comités de sélection dont le bilan pour leur première année de fonctionnement fait apparaître nombre de dysfonctionnements que ne connaissaient pas les rigides commissions de
spécialistes.
– Une plus grande liberté pour les rémunérations ? Mais sous quelle forme ? Des primes pour "sortir du carcan de la traditionnelle grille des salaires" ? Par principe ministériel, les primes d'excellence scientifique ne peuvent s'appliquer à tous les enseignants-chercheurs. Autrement dit, le quotidien de la majorité d'entre eux demeurera "la traditionnelle grille" et le niveau scandaleusement bas des indices, enseignants comme BIATOSS (personnels administratifs) du reste. Par CDD ou par CDI afin "d'aller chercher des enseignants très pointus à l'étranger" ? Mais alors, la liberté tant vantée consiste simplement à détruire le statut de fonctionnaire et à organiser les conditions d'une privatisation des universités, en commençant par le personnel. Est-ce donc la précarité qui améliorera leur quotidien ?
– L'apparition d'une manne par une gestion plus serrée ? Gaspillait-on l'argent auparavant dans les universités ? Disposait-on de ressources à ce point mirifiques qu'on les dépensait naguère sans compter ? Au-delà de ce déplaisant sous-entendu, il eut été plus honnête de rappeler que ce nouveau statut implique aussi des dépenses nouvelles qui sont loin d'être anecdotiques : certification des comptes, paie à façon… Si on ajoute la modification des règles établissant le montant de la dotation des universités (normes SYMPA ou, pour citer Le Monde, le fait qu'"un cinquième du budget des universités sera corrélé à leurs performances"), c'est plutôt à une mise en faillite programmée à laquelle nous assistons. Que ceux qui doutent tournent leurs yeux vers les hôpitaux publics et qu'ils y comparent la tarification à l'acte, l'autonomie de gestion avec la réforme que subit aujourd'hui l'Université. Ils y verront l'avenir du service public de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Passe encore que dans un éditorial récent, Le Monde (5 janvier 2010) ne trouve rien de mieux qu'une vulgaire argumentation sur la mondialisation qui "fait de la connaissance un enjeu
crucial" et qui "oblige à rechercher une taille critique" (Combien d'étudiants à Harvard ?) et une énième "seule voie pour construire une économie de la connaissance" pour
suggérer qu'il n'y a pas d'alternative. Il y a longtemps que le syndrome TINA (There is no alternative) fait des ravages dans les éditoriaux. Mais pourquoi ajouter à ces truismes une
présentation biaisée, pour ne pas dire plus, de l'autonomie ? Pourquoi, si Maryline Baumard et Philippe Jacqué souhaitent informer les lecteurs du Monde sur les réformes en cours, s'en
tiennent-ils à interroger deux présidents, ou du moins se contentent-ils de citer ces deux seuls membres de l'Université ? Les BIATOSS, les enseignants-chercheurs ont-ils déjà disparu du paysage
universitaire ? Ou bien s'agit-il d'éviter de faire apparaître, sur un autre mode que celui des crispations et autres malaises, que des arguments sérieux existent à l'encontre des responsabilités
et des compétences élargies ? Autrement dit, que nombres d'étudiants, de BIATOSS et d'enseignants-chercheurs continuent de souhaiter une autre loi que la loi LRU pour présider aux destinées des
universités ?
Soyons toutefois magnanimes et mettons sur le coup de l'effet retard d'une fête aux toasts un peu trop appuyés cet article partiel et partial. Et à défaut d'exiger de bonnes résolutions, faisons
un rêve, lire dans Le Monde une analyse contrastée, faisant état des débats qui traversent l'Université, n'hésitant pas le cas échéant à mettre en évidence les limites de la propagande
gouvernementale et de celle qui émane de la Conférence des Présidents d'Université, sans pour autant céder aux sirènes des esprits contestataires, bref y trouver un article écrit par des
journalistes soucieux d'informer sans déformer qui se souviennent qu'avant la "révolution culturelle" il y eut cent fleurs… Encore un effort Maryline Baumard et Philippe
Jacqué…
Christophe Pébarthe, maître de conférences en histoire grecque, Bordeaux 3.
Pétition : Sanctionner des élèves qui soutiennent une grève est indigne !
clic ici http://www.lapetition.be/en-ligne/Pour-le-maintien-de-l-emploi-industriel-et-de-l-activite-a-FRALIB-Gemenos-8938.html
HABITANTS DE MARSEILLE ET DU DEPARTEMENT,
L’EAU DU ROBINET
C’EST NOUS QUI LA BUVONS C'EST NOUS QUI LA PAYONS
NOUS AVONS LE DROIT DE SAVOIR ! NOUS AVONS LE DROIT DE CHOISIR