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Vendredi 14 novembre 2008 5 14 /11 /Nov /2008 13:44

COMITÉ TECHNIQUE PARITAIR E

SC R U T I N D U 18 NOVEMBRE 2008

Profession de foi



Une nouvelle structure qui concerne TOUS les personnels.

Le CTP associe tous les personnels, ITRF, ASU, ITA de la Recherche, enseignants, enseignants-chercheurs et chercheurs, titulaires et contractuels dans un collège unique.

C’est la réponse à notre revendication ancienne d’un CTP Local qui concerne les questions collectives de l’ensemble des personnels.

Le CTP a vocation à remplacer la CPE sous sa forme « plénière », dont la représentativité est très contestable : limitée aux seuls

représentants des personnels BIATOS, n'accordant qu'une place secondaire aux contractuels, son mode d'élection par collège induit une représentation très inégale des personnels.

Le vote portera sur des sigles syndicaux et non sur une liste de candidats.

Les organisations syndicales désigneront leurs représentants en fonction du nombre de sièges attribués à l’issue du scrutin. De la même manière et selon le résultat de ce même scrutin, les organisations syndicales désigneront leurs représentants au Comité Hygiène et Sécurité (CHS).

Le Comité Technique Paritaire (CTP) donne donc son avis sur les domaines suivants :

problèmes généraux d’organisation de l'établissement ou service, conditions générales de fonctionnement, programmes de modernisation des méthodes et techniques de travail et leur incidence sur la situation du personnel,règles statutaires, examen des grandes orientations à définir pour l’accompagnement des tâches de l’administration, problèmes d’hygiène et de sécurité,critères de répartition des primes, questions relatives au budget, aux effectifs, aux programmes et bilans de formation des personnels.

Sa mise en place est donc un grand progrès démocratique.

Les principes que nous défendrons:

Pour les personnels BIATOSS, ITA, titulaires et contractuels :

Lutter contre la précarité à l’Université :

Près de 25% des personnels sont contractuels.

Nous nous battrons pour :

L’augmentation des emplois statutaires.

Le déroulement des carrières (sur le principe des titulaires) aujourd’hui bloquées.

Lutter pour l’amélioration des carrières :

Nous sommes profondément opposés aux contrats d'objectifs.

Ce système met les agents en concurrence, induit inévitablement des inégalités de traitement, et mène à l’individualisation des carrières.

Nous veillerons à ce que les bilans ne soient pas utilisés à l’encontre des personnels

Nous demandons de cesser le repyramidage et le maintien des postes, notamment en catégorie C, permettant d’assurer le développement des missions.

Nous demandons que ces postes soient majoritairement ouverts en concours internes, afin de favoriser le recrutement des personnels déjà en place à l’université, et le déroulement de carrière des agents.

Lutter contre les privatisations :

Nous refusons et refuserons toute externalisation de mission de service public et demanderons le chiffrage des missions devant être

dévolues aux entreprises.

Faute de recrutement, un nombre croissant d’activités essentielles au fonctionnement des établissements sont sous-traitées : ménage,

entretien du patrimoine immobilier, accueil...Demain, l'informatique ? Cette situation aberrante et inefficace doit cesser dans l'intérêt de tous.

La privatisation des missions affaiblissent la cohérence du service public au sein de notre établissement et nuisent à l’égalité d’accès des

usagers à celui-ci.

Lutter pour de meilleures conditions de travail :

Nous demanderons que soit mise en oeuvre une véritable formation professionnelle pour tous, de manière à :

· Permettre à tous les personnels de se former régulièrement pour un épanouissement professionnel et personnel ;

· Permettre à tous les personnels de partager leur savoir faire et leur pratique avec d’autres agents ;

· Permettre à tous les personnels de bénéficier de la Reconnaissance des Acquis de l’ ‘Expérience Professionnelle (RAEP)

Nous demanderons le développement de meilleures conditions de travail notamment pour le remplacement d’agents en congés de

maladie….

Primes : non au clientélisme !

Nous insisterons pour obtenir plus de transparence sur l’attribution de toute prime…….

Fusions des Universités : pas n’importe quoi.

Nous serons particulièrement vigilants sur les conséquences pour le personnel des profondes restructurations envisagées dans les services, les laboratoires, sur les conditions des mobilités induites, géographiques et/ou fonctionnelles, tout changement ne devra pas être imposé, seuls les personnels volontaires devront être concernés.

Nous demanderons que les moyens humains et matériels soient mis en concordance avec les nouvelles missions.

Nous étudierons tout programme pour que la modernisation des méthodes et techniques de travail ne soient pas une aggravation des

conditions de travail et une accentuation des cadences de travail.

Les personnels de l’Université de Provence ont obtenu des acquis par des luttes, nous n’accepterons pas de recul social, dans le domaine des congés, de l’action sociale, de la formation continue, dans le traitement des agents non titulaires……

Bilan social :

Nous exigerons comme le prévoit le texte qu’un bilan social soit établi chaque année et le présenterons aux salariés.

Pour les personnels enseignants, enseignants-chercheurs

Les universitaires (enseignants, enseignants-chercheurs, titulaires et contractuels) sont touchés comme les autres salariés par la politique gouvernementale et les réformes qui visent au désengagement financier de l’Etat et à la marginalisation du service public.

Quels enjeux pour les enseignants et les enseignants-chercheurs ?

Pour les enseignants et leurs carrières, les conséquences de la LOLF et de la LRU sont déjà perceptibles : disparition de la réglementation nationale au profit de règles propres, individualisation des carrières et modulation des services, accroissement des emplois précaires.

Principales revendications de la FERC-SUP :

- Soutien, renforcement et développement du service public d'enseignement supérieur et de recherche. - Maintien du caractère national des diplômes.

- Conservation de toutes les disciplines et refus de la gestion des champs disciplinaires à partir des seuls critères de gestion et de rentabilité financière.

- Création de postes de fonctionnaires titulaires pour répondre aux besoins en enseignement et recherche.

- Refus de la précarisation et transformation des heures complémentaires en postes d'enseignants.

- Ouverture de postes et de concours pour l'intégration des ATER, allocataires et post-docs.

- Refonte de la grille indiciaire avec un corps unique d'enseignants-chercheurs et revalorisation des traitements et salaires.

-Prise en compte de l'ensemble des missions pour tous les enseignants-chercheurs à l'université : enseignement, recherche et

responsabilités administratives.

- Allégement des services des jeunes maîtres de conférence accès à la recherche pour tous (PRAG et PRCE).

Votez pour un syndicat sans clivage entre les catégories de personnel.                                       Votez pour un syndicat qui lutte pour la solidarité et contre l'individualisme.
Votez pour un syndicat respectueux de ses propres principes.

Le 18 NOVEMBRE,

Votez CGT!

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Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /Oct /2008 14:13

QUELLE FUSION ?

 La fusion des 3 universités d'Aix Marseille est un projet voulu par les trois Présidents de ces Universités. Il n'a jamais été une idée des personnels et ou des étudiants.  La création des UFR appartenant à l'histoire politique de chaque université, elle démontrait parfois l'aberrance de certaines coexistences de formations ou d'un manque de coordination entre ces UFR, le secteur des Sciences en est un exemple.

 La logique de fusion inspirée par le ministère, deviendrait "incontournable" en ces temps de projet de grands pôles de compétences. Aix Marseille ne doit pas déroger à cette idée. C'est ce qui motiverait donc nos présidents.

La fusion fait partie d’un processus général de remise en cause d’Université respectueuse des missions de service public.

Elle est à replacer dans le contexte général, de la loi LRU, la LOLF, des mesures de démantèlement du CNRS ainsi que les projets de carrières des personnels.

Une fois la fusion réalisée et fondée sur les principes de la concurrence, Il s’agira bien de diriger et gouverner des entités qui seront centrées sur la gestion et sur le choix stratégiques qui n’auront plus rien à voir avec les universités d’origine.

Elle accompagnera donc la disparition de certains nombres de disciplines  ainsi que des unités mixtes menacées de devoir se regrouper au sein d'autres plus porteuses

 

 Quels dangers à venir au sein de cette  université unique? 

La loi LRU  démontre  des points dangereux qui font penser que la prochaine gouvernance de ces universités se fera avec une gestion manageriale, des financements de plus en plus important sur des fonds prives, la prédominance de formations rentables au détriment d'autres, externalisation des services.

Le contexte de la mise en œuvre de cette fusion

Un Comite de pilotage, des Groupes de travail ont été mis en place, pour avancer ce projet bien diriger par les 3 présidents.

Tout y est ficelé, des Groupes de travail qui ne se réunissent pas à la même vitesse de fréquentation. Voir un Groupe de travail qui est devenu non existant, et pas des moindres celui du GT Ressources Humaines. Nos Présidents ont préfères en laisser cette seul tache au main des SG des universités.

En revanche tout a été fait pour que l’ossature administrative et politique soit présentée et votée dans un premier temps devant nos CA.

 

Ces inquiétudes, nous les avons déjà développées en juillet 2007 dans un communiqué avec la presse. Pour nous la fusion ne pouvait et ne peut qu'être une concertation avec tous les représentants de la communauté universitaire qu'il soient enseignants, chercheurs étudiants ou personnels BIATOS. De manière à être en phase sur l'ensemble des points à atteindre pour que si un jour une université unique existe,  celle ci soit la plus proche des besoins des tous.

 

La représentation de cette université : 

Le CA de l’ « université unique » Une université de plus de 70 000 étudiants, prés de 10 000 personnels, attisent t’elle des appétits de grandeurs ?

Sûrement, car elle sera dirigée par un Conseil d’ Administration composé de 30 membres , avec une main mise politique irréversible des dirigeants universitaires que seront le présidents , les vice présidents et leurs confrères (consoeurs) des directeurs d’ UFR.

Alors que dans ce même CA,  70 000 étudiants seront représentés par 5 élus et 3 élus pour les personnels BIATOS.

 

Les formations :

Aujourd'hui le projet ne porte pas sur l’engagement politique des formations et de la recherche mais celui d’une organisation administrative.

Il n’apparaît pas de projet compose de toutes les disciplines qui aurait leur place avec une véritable ambition pédagogique. Car c’est la pluridisciplinarité qui fait la richesse d’une université.

Pour y avoir une visibilité, il faudrait en connaître le plan des formations. Or, cette orientation, n’est pas engagée dans les discussions des GT, comme s’il s’agissait de construire après. Nous le voyons déjà avec la difficulté de créer ou pas une 3° UFR en LSH.

Quelle discipline recouvrira l’autre ? Idem pour le secteur Sciences, quels départements à venir ?

Or, nos présidents ont voulu créer cette Université à partir d’une idée « une meilleure lisibilité des formations » Hé bien, le chemin pris va à contrario des besoins.

 

 La gestion des Ressources Humaines :  

Le danger est devant nous, pour les personnels ( EC, chercheurs, ITA , BIATOS). La politique gouvernemental a pour but l’ affaiblissement et à terme, la disparition du service public tel que nous le connaissons et le défendons.

Pour répondre à ces politiques , des outils de managements , entre autre, ont été aménagés . Comme dans les entreprises et les services c’ est le principe de concurrence qui impose : la 0mutualisation des services, les économies d’ échelles, les réductions des personnels , l’ Individualisation des carrières , la disparition de la réglementation nationale. Cette manière de diriger, s’apparente tout simplement à introduire l’idée que certains sont BONS et d’autres MAUVAIS, puisqu’il n’existe pas de juste milieu.

Ces mêmes idées permettent de justifier l’ injustifiable. Comme à U2 ou le renvoie de 3 cat. A du jour au lendemain, dans d’ autres services sans concertation.

Puis l’ accroissement des emplois précaires  ( déjà 30 % aujourd’hui) accentuera, la politique de la terre brûlée des emplois dans cette Merveilleuse Université de demain

Le processus devient confus Nous l'avons abordé dans un esprit de concertation mais toutes les bases de concertation sont jetées pour que cela ne fonctionne pas. La méthode utilisée, quand il s'agit d'enjeux économiques importants, est d'en tenir à l'écart les personnels. Tout se passe comme s'il existait 2 niveaux de décisions, les grands qui gardent la main mise sur les finances et enjeux politiques puis la discussion à peine ouverte dans des groupes de travail.    Le processus tel qu'il est engagé part sur des orientations contraires à nos engagements. Nous pouvons affirmer que la rupture est signifiée sur la méthode proposée. Il devient urgent qu'une consultation pourquoi pas référendaire soit proposé dans nos universités, sur la base d'un livre blancs ou de forums.    

 

 

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Dimanche 19 octobre 2008 7 19 /10 /Oct /2008 20:45

Texte de la Commission Exécutive fédérale

(Fédération de l’éducation, de la recherche et de la Culture)

des 25 et 26 septembre 2008

Les non titulaires et l’instauration des Commissions Consultatives Paritaires

Le journal de la fédération (FERC), le "Lien" de juin 2006 titrait « La Précarité : un mode de gestion de l’emploi public »

Il ne s’agissait pas de découvrir un phénomène que toutes les composantes de la FERC connaissent et dénoncent depuis de nombreuses années, mais de montrer que récemment, s’étaient infléchies les politiques publiques concernant l’emploi.

En effet, au regard de leurs derniers développements, nous pensons qu’un saut qualitatif vient d’être franchi qui nous mène d’une population « hors statut », précaire et jetable à une autre plus stable et dont le non titulariat est géré comme une situation administrative identifiée et réglementée.

Les luttes anti-CPE, ou plutôt anti-précarité, ont mobilisé des dizaines de milliers de jeunes et de salariés en 2006, pour se conclure heureusement par le retrait de l’article instituant le

CPE et on ne peut que s’en réjouir !

En même temps, cette victoire ne nous a pas libérés de la logique implacable du recul de l’emploi stable, qualifié, reconnu et pourvu de garanties statutaires fortes au profit d’un emploi moins coûteux, instable et sans garanties collectives.

Pour présenter les choses un peu schématiquement, je crois qu’on peut dire que, dans tous nos secteurs, l’Etat organise son désengagement financier et la suppression des postes statutaires, dans la Fonction Publique en particulier. Cela a pour conséquences la perte de garanties pour l’ensemble des personnels, le recul du niveau de qualité du service rendu au public et, à terme l’instauration de l’individualisation du salarié et de l’usager devant le service public.

Les mesures récentes de suppressions d’emplois de fonctionnaires, par le non remplacement d’un départ sur deux à la retraite montrent bien que c’est la voie choisie par le gouvernement.

En outre et dans la même logique, il pousse fort vers la décentralisation et les transferts de responsabilités et de charges qu’elle induit. Il n’est que de voir l’éviction brutale des personnels TOS de l’Education Nationale, les restructurations du Ministère de la Culture et l’octroi de l’autonomie aux établissements de l’Education Nationale et de l’Enseignement

Supérieur. Les mises en pièce de l’AFPA et des organismes de Recherche vont dans le même sens, c’est évident…

Même si tous les secteurs ne sont pas touchés de la même façon et dans les mêmes proportions, il s’agit bien là d’une politique nationale qui entend, partout, casser le Service

Public et faire de l’embauche de non titulaires la règle commune.

C’est cela que, dans nos ministères, on nomme pudiquement « La Révision Générale des

Politiques Publiques », en réalité un instrument de transformation profonde de notre

Fonction Publique comme de diminution drastique de ses moyens.

Ainsi, nous voyons aujourd’hui se perpétrer la suppression ou la privatisation de missions et de services, ainsi que la détérioration des conditions de travail et une politique de suppressions massives d’emplois de fonctionnaires, les enseignants des lycées et collèges, les militaires, etc.

 

Tout concourt à cette orientation…

 

·        Le projet de loi relatif à la mobilité par exemple, discuté en 2008 et toujours pas adopté par l’Assemblée Nationale. Il dispose un certain nombre de mesures pour accompagner les réorganisations ou suppressions de services à venir. Les fonctionnaires doivent être plus mobiles et moins nombreux, ainsi, ces derniers pourraient être mis en position de réorientation professionnelle et, in fine, licenciés.

Le Ministère va jusqu’au bout de ses orientations libérales en prévoyant aussi le recours à l’intérim dans la Fonction Publique !

·        Dans le même temps où l’on casse, de multiples rapports font tout pour ancrer dans les moeurs la présence des non titulaires dans la Fonction Publique. Je pense par exemple à la proposition de réforme de l’Etat du Ministre Delevoye en 2003 et au rapport du Conseil d’Etat, la même année.

·        Le dernier en date, celui de Jean Ludovic Silicani en avril dernier, sur lequel la Fédé a mené un travail de groupe, va jusqu’à prédire que « le service public de demain sera appelé à accueillir en son sein davantage de contractuels de droit privé qu’aujourd’hui »

Ainsi, son rapport est un long plaidoyer pour une gestion différente de la Fonction

Publique, dans le sens où ses contractuels devraient, à terme, être pourvus de contrat de « droit commun » relevant du code du travail. L’existence même du contrat de droit public est alors purement et simplement balayée.

Dans ce contexte, est donc institutionnalisé le recours aux contractuels : on est passé des plans de titularisation des années 80 puis 90 (le dernier « Perben » en 1996) à une autre conception : celle de la stabilisation. Mais, attention ! il ne s’agit pas d’une stabilisation qui apporte des garanties et des droits nouveaux (comme la titularisation) mais, d’une stabilisation qui fige la situation existante et la pérennise sans la modifier au fond.

C’est bien ce qu’a opéré notre gouvernement qui, poussé par la Commission européenne (directive de 1999), a légiféré en créant les CDI dans la Fonction Publique (loi du 26 juillet 2005) puis en toilettant le décret de 1986 sur les non titulaires de l’Etat.

Les CDI Fonction Publique

La raison invoquée est de mettre fin au turn over endiablé des CDD et de stabiliser un certain nombre de contractuels de la Fonction Publique.

Ce CDI peut, après 6 ans d’ancienneté, se substituer à un CDD pris en application de l’article 4 de la loi de 84 ou du 1er § de l’article 6.

L’article 4 prévoit que : « des contractuels peuvent être recrutés quand il n’existe pas de corps de fonctionnaires susceptibles d’assurer les fonctions correspondantes ou pour les emplois de catégorie A »,

Le 1er § de l’article 6 concerne « les fonctions qui, correspondant à un besoin permanent, impliquent un service à temps incomplet »

Bien sûr de nombreux contractuels, anciens de plusieurs années dans les services ou les établissements, ont vu avec intérêt arriver cette loi, y voyant la possibilité de pérennisée et d’améliorer leur situation.

En même temps, s’il considère aux modifications introduites dans le décret de 86, ils risquent fort d’être désappointés !

Ce décret régit les dispositions applicables aux non titulaires de l’Etat et concerne essentiellement : le recrutement, la durée du contrat, les congés et absences, le réemploi et le temps partiel, le régime disciplinaire et le licenciement.

·        Les CDI feront l’objet d’une évaluation tous les 3 ans, avec un entretien. Eventuellement, leur rémunération sera revue à ce moment-là

·        Les contractuels pourront bénéficier du temps partiel thérapeutique du régime général de la sécurité sociale.

·        Le licenciement ne pourra intervenir qu’à l’issue d’un entretien préalable.

·        Il sera créée, dans chaque département ministériel et établissement public, une commission consultative paritaire pour traiter des décisions individuelles et de la situation professionnelle des non titulaires.

Je vous indique au passage les questions qu’ont posées les organisations syndicales et ce qu’a répondu la parité administrative du Conseil Sup de la Fonction Publique :

·        Sur la demande d’introduire une garantie de la rémunération du contractuel, l’administration rappelle que les non titulaires ne s’inscrivent pas dans une logique de carrière comme les fonctionnaires.

·        Sur la priorité du réemploi après une réintégration, l’administration souligne que l’extension du droit au réemploi est réservé aux agents en CDI et aux agents dont le CDD n’est pas achevé.

·        Pour accorder un temps partiel pour soigner son partenaire ou conjoint pacsé, le droit n’existant pas pour les fonctionnaires, il est refusé aux non titulaires.

·        Sur les procédures de licenciement, la CGT proposait qu’on s’aligne sur les pratiques du code du travail. L’administration refuse, au prétexte que les agents publics n’obéissent pas au régime applicable aux salariés du privé.

En conclusion, on peut être sûr d’au moins une chose : les agents non titulaires publics ne relèvent ni du statut, ni du code du travail et cette situation extrêmement particulière leur refuse les droits et garanties de l’un et l’autre texte.

Par contre, chaque contrat pourra comporter des mesures plus favorables aux agents. Il faudra s’y reporter, au cas par cas et selon les rapports de forces locaux.

La CCP (commission consultative paritaire).

Cinq textes sont parus,

· l’arrêté du 8 avril 2008 instituant les CCP pour les non titulaires de l’Enseignement

Supérieur qui sont à peu près 20 000

· l’arrêté du 7 mars 2008 concernant les personnels administratifs du Ministère de l’Education Nationale, au nombre de 5 à 6 000

· l’arrêté du 23 juin 2008 concernant les non-titulaires des services centraux des Ministères de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche qui sont autour d’un bon millier

· la circulaire du 3 juillet 2008 concernant les agents exerçant des fonctions d’enseignement, d’orientation, de surveillance et d’accompagnement des élèves qui sont environ 25 000

· la circulaire du 24 juillet 2008 concernant les assistants d’éducation qui sont environ 70 000

C’est au total une population qui dépasse les 120 000

C’est dire l’importance de l’événement…

Cette CCP constitue une instance paritaire, propre aux non titulaires (CDD et CDI), placée soit auprès de chaque Président d’Université, de chaque Recteur ou responsable d’un service ministériel.

Leur mandat est de 3 ans.

La CCP concerne l’ensemble des agents non titulaires de droit public exerçant leurs fonctions dans les établissements publics, dans les domaines administratif, technique, social et de santé ou d’enseignement, d’orientation, de surveillance et d’accompagnement des élèves.

Les électeurs doivent être sur un contrat de 6 mois minimum et être en fonction à la date du scrutin depuis au moins 1 mois.

En sont exclus, les vacataires, les contrats de droit privé, les agents recrutés par les groupements d’intérêt public (GIP) ainsi que les enseignants associés et invités ainsi que les enseignants du privé et ceux des GRETA et des CFA.

Les électeurs seront répartis par catégorie de fonctions (A, B, C Fonction Publique ou niveau de responsabilité et fonctions exercées)

Le scrutin se fera sur sigle syndical comme le Comité Technique Paritaire, à la proportionnelle et avec attributions des sièges restants à la plus forte moyenne.

Ce sont les organisations syndicales qui désigne librement leurs représentants.

Le scrutin, de toute façon, n’aurait pu se concevoir sur liste, les non titulaires étant, par définition des personnels non permanents, du moins les CDD.

Les textes n’exigent aucune condition de représentativité : toute organisation syndicale, dès lors qu’elle est déclarée en préfecture, peut faire acte de candidature.

Pour le fonctionnement de la CCP, en gros, on retrouve les dispositions en vigueur dans les instances paritaires.

En conclusion,

Malgré la conviction que ces dispositifs vont dans le sens de l’institutionnalisation de la précarité et de la casse du statut de la Fonction Publique, nous ne pouvons pas nier le progrès que constitue l’ouverture d’un «espace de dialogue» entre les représentants syndicaux des contractuels et l’administration.

C’est la 1ère fois depuis longtemps que le Ministère considère les personnels hors statut comme partie prenante du dialogue social.

En même temps, ne nous leurrons pas, les prérogatives de la CCP sont très restreintes. En effet, elle est obligatoirement consultée sur les décisions individuelles relatives aux licenciements intervenant postérieurement à la période d’essai et aux sanctions disciplinaires autres que l’avertissement et le blâme.

Elle peut, en outre, être consultée sur toute question d’ordre individuel relative à la situation professionnelle des agents comme par exemple le refus à des demandes de congés, de travail à temps partiel ou de mise à disposition. Toutes mesures qui relèvent exclusivement des gestionnaires, en fonction de la politique de Gestion des Ressources

Humaines choisie. Quoiqu’il en soit, pour nous, ces Commissions doivent être un outil de plus pour organiser la défense des personnels et faire avancer leurs revendications ainsi que les orientations de la CGT.

Sachons nous en saisir.

Sachons aussi rappeler que, pour la FERC, la seule réponse à cette politique est, d’abord et avant tout, la création d’emplois statutaires sans perdre de vue les revendications des collègues non titulaires et les exigences de qualité du Service Public.

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